L’entreprise familiale Triballat, connue pour ses faisselles Rians, est en passe d’être rachetée par le géant laitier Lactalis. Selon Le Monde, les deux parties sont entrées en négociations exclusives en vue d’une cession totale du capital de la société, dont le siège se trouve à Rians, dans le Cher.

Ce qu'il faut retenir

  • Triballat, une entreprise familiale, compte 17 sites de production en France.
  • Son siège social est implanté à Rians, dans le Cher.
  • Le groupe Lactalis négocie actuellement le rachat de 100 % du capital de Triballat.
  • Les discussions sont menées dans le cadre d’un accord exclusif entre les deux parties.

Triballat est une figure emblématique de l’agroalimentaire français, particulièrement reconnue pour ses produits laitiers comme les faisselles Rians. Fondée il y a plusieurs décennies, l’entreprise a su préserver son ancrage territorial tout en développant une activité industrielle significative. Avec ses 17 sites de production répartis sur le territoire national, Triballat emploie plusieurs centaines de salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Le groupe Lactalis, leader mondial dans le secteur laitier, multiplie depuis plusieurs années les acquisitions stratégiques pour renforcer sa position sur le marché. Ce géant français, détenu par la famille Besnier, possède déjà un portefeuille de marques emblématiques, dont Lactel, Président ou encore Leerdammer. Le potentiel rachat de Triballat s’inscrit donc dans une logique d’expansion et de consolidation de son leadership.

Les négociations en cours entre les deux entreprises visent une cession totale du capital de Triballat. D’après les informations rapportées par Le Monde, les discussions sont actuellement menées sous le sceau de la confidentialité et de l’exclusivité. Aucun détail n’a encore été rendu public concernant le montant de l’opération ou les modalités financières envisagées. Les parties n’ont pas communiqué de calendrier précis pour la finalisation de cet accord.

Un porte-parole de Triballat a indiqué, sous couvert d’anonymat, que « cette étape marque une nouvelle phase dans l’histoire de l’entreprise, tout en soulignant l’importance de préserver l’emploi et le savoir-faire local ». De son côté, Lactalis n’a pas réagi officiellement à cette information, se contentant de rappeler que « toute annonce serait faite en temps utile » selon les procédures habituelles.

« Nous sommes en discussion avancées avec Lactalis, mais aucun accord n’est encore signé. Notre priorité reste la pérennité de l’entreprise et de ses salariés. »
— Un cadre de Triballat, cité par Le Monde

Et maintenant ?

Les prochaines semaines devraient être déterminantes pour savoir si l’accord entre Triballat et Lactalis aboutit. Si les négociations aboutissent, une annonce officielle pourrait intervenir d’ici la fin de l’année 2026, selon des observateurs du secteur. Il restera ensuite à finaliser les aspects juridiques et sociaux, notamment la préservation des emplois et des sites de production.

Ce rachat, s’il se concrétise, illustrerait une fois de plus la dynamique de concentration qui anime le secteur agroalimentaire français. Il pourrait également interroger sur l’avenir des entreprises familiales face à la montée en puissance des grands groupes industriels.

Triballat est surtout connue pour ses faisselles sous la marque Rians, mais produit également d’autres spécialités fromagères comme les fromages blancs et les petits suisses.

Oui, Lactalis possède plusieurs sites de production en région Centre-Val de Loire, notamment dans le Loir-et-Cher et l’Indre-et-Loire, renforçant ainsi sa présence géographique dans cette zone stratégique.