Le 16 février 2026, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a reçu avec les honneurs à Alger le chef de la junte nigérienne, le général Abdourahamane Tiani. Cette visite marque un tournant dans les relations entre l'Algérie et le Niger, et pourrait constituer un coup d'arrêt au repli stratégique de l'Algérie dans sa traditionnelle arrière-cour sahélienne.
Le général Abdourahamane Tiani n'avait jamais quitté les frontières de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) que son pays forme avec le Mali et le Burkina Faso. Les 15 et 16 février, il a été reçu à Alger par le président Abdelmadjid Tebboune, marquant ainsi son baptême diplomatique hors de la confédération sahélienne. Pour cette occasion, le chef de la junte nigérienne a troqué ses éternels treillis et béret verts pour un boubou blanc.
Le contexte de la visite
La visite du général Abdourahamane Tiani à Alger intervient dans un contexte où l'Algérie cherche à restaurer son influence au Sahel. Depuis que des militaires souverainistes ont pris le pouvoir dans la région entre 2020 et 2023, par une succession de coups d'Etat, l'Algérie a perdu de son influence dans sa traditionnelle arrière-cour sahélienne. Le rival marocain tente de s'engouffrer dans le vide laissé par l'Algérie, avec des offres d'accès à la façade atlantique du royaume pour permettre le désenclavement économique des Etats sahéliens.
Fin 2023, le roi Mohammed VI avait offert aux Etats sahéliens l'accès à la façade atlantique du royaume, afin de permettre leur désenclavement économique. Cette manœuvre de Rabat était transparente : exploiter à son profit les déboires d'Alger avec ses voisins du Sud. L'Algérie voit dans cette initiative une tentative de son rival marocain de s'immiscer dans ses affaires et de miner son influence dans la région.
Les enjeux de la visite
La visite du général Abdourahamane Tiani à Alger a des enjeux importants pour l'Algérie. Elle pourrait marquer un tournant dans les relations entre les deux pays et permettre à l'Algérie de restaurer son influence au Sahel. L'Algérie cherche à renforcer ses liens avec les pays de la région et à promouvoir une approche régionale pour lutter contre les défis communs, tels que le terrorisme et la pauvreté.
Le général Abdourahamane Tiani a déclaré que « la visite à Alger est une occasion pour renforcer les liens entre les deux pays et pour discuter des questions d'intérêt commun ». Il a également souligné que « la coopération entre l'Algérie et le Niger est essentielle pour la stabilité et la sécurité de la région ».
Les réactions à la visite
La visite du général Abdourahamane Tiani à Alger a suscité des réactions positives dans la région. Les pays de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) ont salué la visite et ont exprimé leur soutien à la coopération entre l'Algérie et le Niger. Le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, a déclaré que « la visite du général Tiani à Alger est un pas important vers la consolidation de la coopération régionale ».
Les réactions à la visite restent attendues, notamment de la part du Maroc, qui voit dans cette initiative une tentative de l'Algérie de miner son influence dans la région. Le roi Mohammed VI n'a pas encore réagi officiellement à la visite, mais des sources proches du palais ont indiqué que « le Maroc suivra de près les développements de la situation ».
En conclusion, la visite du général Abdourahamane Tiani à Alger marque un tournant dans les relations entre l'Algérie et le Niger, et pourrait constituer un coup d'arrêt au repli stratégique de l'Algérie dans sa traditionnelle arrière-cour sahélienne. Les réactions à la visite restent attendues, notamment de la part du Maroc, qui voit dans cette initiative une tentative de l'Algérie de miner son influence dans la région.
Les enjeux de la visite sont importants pour l'Algérie, car elle pourrait marquer un tournant dans les relations entre les deux pays et permettre à l'Algérie de restaurer son influence au Sahel.
