Le Japon s'efforce d'augmenter la présence des femmes au sein de son armée afin de combler les 10% de postes vacants, selon BFM Business. Le ministère de la Défense japonais a fixé un nouvel objectif visant à porter la part des femmes soldates à 13% des effectifs des Forces d'autodéfense japonaises d'ici mars 2036, contre 9% actuellement. Cette initiative intervient alors que le recrutement de jeunes se révèle être un défi pour l'armée.
Ce qu'il faut retenir
- L'armée japonaise souhaite accroître la présence féminine pour atteindre 13% des effectifs d'ici 2036
- Des améliorations des conditions pour les femmes soldates sont prévues après un scandale d'agression sexuelle
- 10% des 250 000 postes dans les forces armées japonaises sont actuellement vacants
Des mesures pour promouvoir l'engagement des femmes
Le ministère de la Défense s'est engagé à améliorer les conditions des femmes au sein des Forces d'autodéfense, suite à un scandale médiatisé d'agression sexuelle. Des actions visant à promouvoir l'engagement actif du personnel féminin sont prévues, mettant l'accent sur un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Afin de rendre les FAD plus accueillantes pour les femmes, des aménagements sont prévus dans les installations, comme des espaces dédiés et des quartiers féminins sur les navires.
Les défis du recrutement
Le recrutement dans l'armée japonaise est compliqué par divers facteurs, notamment des missions dangereuses, des bas salaires et un départ à la retraite précoce. La faible natalité et le déclin démographique du Japon contribuent également à cette difficulté, laissant environ 10% des postes vacants. Comparativement, d'autres pays affichent des proportions plus élevées de femmes dans leurs forces armées, avec plus de 12% en moyenne au sein de l'Otan et de ses partenaires en 2022.
Une diversité bénéfique pour les missions
L'augmentation de la présence féminine au sein des FAD est vue comme un moyen d'apporter une plus grande diversité de points de vue dans les missions, notamment lors des opérations de secours en cas de catastrophe. Cette initiative vise à renforcer les capacités opérationnelles de l'armée japonaise et à mieux refléter la société. En janvier, l'ancienne soldate Rina Gonoi, victime d'agression sexuelle, a conclu un accord avec le gouvernement après une longue bataille judiciaire.
