La ville de Téhéran est actuellement prise dans un climat tendu, avec des panneaux et des affiches anti-américains qui recouvrent les rues, selon Euronews FR. Cependant, en même temps, des Iraniens se sont rassemblés pour une exposition contre la guerre dans l'un des principaux musées de la ville, selon Euronews FR.

Ce qu'il faut retenir

  • Une exposition intitulée « Art and War » présente des oeuvres de Roy Lichtenstein, Robert Indiana et James Rosenquist, selon Euronews FR.
  • Ces oeuvres ont été choisies pour leurs thèmes anti-guerre et sont issues de la collection d'art moderne américain et européen du musée, selon Euronews FR.
  • La collection a été acquise dans les années 1970 par Farah Pahlavi, l'épouse de l'ancien chah, et a été restée en grande partie à l'abri des regards depuis la révolution, selon Euronews FR.
  • L'exposition répond aux « événements en cours » et présente des oeuvres qui ont soit été façonnées par l'expérience de la guerre, soit créées en réaction aux conflits, selon le directeur du musée, Reza Dabiri-Nejad.
  • Le musée a volontairement limité le nombre d'oeuvres exposées afin de pouvoir les transférer rapidement dans des réserves sécurisées au cas où la guerre reprendrait, selon Euronews FR.
  • L'exposition est ouverte jusqu'au 20 mai et est gratuite pour les étudiants et les enfants, selon Euronews FR.

La collection d'art moderne américain et européen du musée a une histoire mouvementée. Le gouvernement de Mohammad Reza Pahlavi a fait construire le musée et acquis cette collection dans les années 1970, à l'époque du boom pétrolier, quand l'Iran était le plus proche allié des États-Unis dans la région, selon Euronews FR.

La collection d'art moderne américain et européen

La collection comprend des artistes allant de Picasso et Van Gogh à Mark Rothko et Francis Bacon, selon Euronews FR.

L'épouse du chah, l'ancienne impératrice Farah Pahlavi, a sélectionné en grande partie cette collection, qui a été restée en grande partie à l'abri des regards depuis la révolution, selon Euronews FR.

« Les artistes américains ont toujours eu une manière vraiment intéressante de tourner la guerre en dérision, et c'est quelque chose qui m'a toujours fascinée dans leur travail », explique Ghazaleh Jahanbin, artiste à Téhéran, selon Euronews FR.

L'art comme survivance

« Malgré la guerre et toutes les difficultés que les gens endurent, l'art est une façon d'échapper à la pression qui pèse sur chacun. En d'autres termes, l'art est un moyen de survie et une manière de vivre », a déclaré Mohammad Sadegh Abbasi, l'un des visiteurs, selon Euronews FR.

La guerre a également impacté la vie des artistes en Iran. « La guerre a tué l'art », a déclaré un autre artiste, selon Euronews FR.

Et maintenant ?

La guerre en Iran continue de faire des victimes. Selon les informations actuelles, la situation reste instable et les prochaines étapes sont difficiles à prédire, selon Euronews FR.

Il est à noter que l'exposition « Art and War » est ouverte jusqu'au 20 mai et que les visiteurs peuvent encore y assister, selon Euronews FR.

La conclusion de cette exposition soulève de nombreuses questions. Quel est l'avenir de l'art en Iran ? Comment les artistes vont-ils continuer à créer dans un pays en guerre ? La réponse reste à voir.

L'exposition « Art and War » présente des oeuvres de Roy Lichtenstein, Robert Indiana et James Rosenquist, selon Euronews FR.