Yannick Alléno, président de l'association Antoine Alléno, a déclaré à l'AFP, ce mercredi 22 avril, que l'association a introduit une action en justice contre les entreprises chinoise et polonaise derrière la marque Cream Deluxe, accusées de pratiques commerciales déloyales, selon BFM - Faits Divers.

L'association espère faire condamner les entreprises à cesser leurs activités en France, sous peine d'une astreinte financière, et à verser 25 000 euros pour ses frais de justice, a précisé Yannick Alléno.

Ce qu'il faut retenir

  • L'association Antoine Alléno attaque en justice la marque Cream Deluxe pour pratiques commerciales déloyales.
  • Les entreprises chinoise et polonaise derrière la marque sont accusées de se cacher derrière des bonbonnes de protoxyde d'azote colorées.
  • La vente de contenants de protoxyde d'azote de plus de 8,6 grammes est interdite aux particuliers depuis 2021.

Le contexte

La marque Cream Deluxe propose des bonbonnes de protoxyde d'azote aromatisées, aux visuels colorés rappelant l'univers de la fête et des vacances, sur son site internet ou des sites de vente en ligne comme Ebay, a rapporté BFM - Faits Divers.

Ces bonbonnes ne sont jamais utilisées dans les cuisines, a souligné Yannick Alléno, qui a également dénoncé le « cynisme certain » de ces deux entreprises.

Les conséquences

Le protoxyde d'azote a des effets importants sur la santé publique, avec des jeunes qui perdent la mobilité, des brûlures, des accidents, a déclaré Yannick Alléno, qui a en outre appelé le gouvernement à publier le décret établissant la liste des substances psychoactives constitutives, notamment le protoxyde d'azote, du délit d'homicide routier.

Plus de 450 accidents routiers graves liés au protoxyde d'azote ont été recensés en 2025, soit quarante fois plus qu'il y a six ans, selon les chiffres fournis par BFM - Faits Divers.

Et maintenant ?

La procédure pourrait durer « quasiment deux ans », selon l'avocat Benoît Javaux, qui espère une « sanction par les pouvoirs publics et par le tribunal ».

Le projet de loi « Ripost », présenté au Sénat en mai, prévoit notamment de faire de l'inhalation de protoxyde d'azote un délit passible d'une peine allant jusqu'à un an d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende, et de punir jusqu'à trois ans de prison et 9 000 euros d'amende la conduite sous son emprise.

Les prochaines étapes de cette affaire restent à voir, mais il est clair que l'association Antoine Alléno et les autorités sont déterminés à lutter contre les pratiques commerciales déloyales et les dangers du protoxyde d'azote.