Une malédiction familiale pèse sur les femmes d’une même lignée : chacune tombe amoureuse d’un homme qui, inéluctablement, finira par lui causer de la souffrance. Pourra-t-elle échapper à ce cycle ? C’est le cœur du roman « Filles maudites », dernier ouvrage de l’écrivaine nigériane Oyinkan Braithwaite, comme le rapporte Le Monde.
Ce qu'il faut retenir
- L’auteure nigériane Oyinkan Braithwaite publie « Filles maudites », un roman mêlant thriller et fantastique.
- Le récit explore une malédiction familiale qui frappe les femmes d’une même lignée, les condamnant à des relations amoureuses douloureuses.
- L’action se déroule principalement à Lagos, au cœur de la société nigériane contemporaine.
- L’ouvrage interroge la condition féminine et les mécanismes de transmission des souffrances dans un cadre urbain en pleine mutation.
- Ce roman s’inscrit dans la continuité de l’œuvre de Braithwaite, connue pour son style acéré et ses récits ancrés dans la réalité sociale.
Selon Le Monde, Oyinkan Braithwaite s’inspire de thèmes chers à la littérature africaine contemporaine : la quête d’émancipation, les normes sociales et les pressions exercées sur les femmes. Dans « Filles maudites », l’auteure nigériane revisite le genre du thriller en y intégrant une dimension surnaturelle, où une malédiction se transmet de mère en fille. Bref, il ne s’agit pas seulement d’une histoire d’amour toxique, mais bien d’un destin scellé par une force invisible.
L’intrigue se déroule à Lagos, une mégapole où se côtoient modernité et traditions, inégalités sociales et aspirations individuelles. La capitale économique du Nigeria, avec ses contrastes saisissants, sert de toile de fond à une réflexion sur les rapports de genre et les attentes familiales. « Lagos est un personnage à part entière dans mes récits, a expliqué Oyinkan Braithwaite à Le Monde. On y vit entre deux mondes : celui des rêves et celui des contraintes. »
L’auteure, déjà saluée pour son premier roman « Ma sœur, serial killeuse » (2018), confirme ici son talent pour mêler humour noir, critique sociale et suspense. « Filles maudites » s’adresse autant aux amateurs de fantastique qu’à ceux qui s’intéressent aux dynamiques de genre en Afrique subsaharienne. Le roman interroge : une malédiction peut-elle être brisée, ou est-elle une fatalité ? Autant dire que le débat reste ouvert.
À noter également que l’auteure, installée en Afrique du Sud, continue d’écrire depuis Johannesburg, où elle observe avec acuité les mutations de la société africaine. Son prochain projet, encore confidentiel, pourrait explorer d’autres aspects des tensions sociales sur le continent.
Enfin, la publication de ce livre intervient dans un contexte où les questions de genre et de pouvoir gagnent en visibilité en Afrique, notamment à travers les mouvements comme #MeToo et les revendications pour les droits des femmes. « Filles maudites » s’inscrit donc dans un débat plus large, qui dépasse le cadre de la fiction.
L’ouvrage sera disponible en librairie à partir de la mi-avril 2026, selon l’éditeur britannique Doubleday, qui publie Braithwaite au Royaume-Uni. En France, une édition pourrait être proposée par un éditeur spécialisé dans la littérature africaine, comme Zulma ou Actes Sud, mais aucune annonce officielle n’a encore été faite à ce sujet.
