Une étude publiée par Top Santé met en lumière un risque sanitaire méconnu associé à une pratique quotidienne : le lavage des contenants en plastique au lave-vaisselle. Selon les chercheurs, cette habitude courante pourrait favoriser la libération de microplastiques, particules dont l’impact sur la santé cardiovasculaire suscite désormais des inquiétudes.

Ce qu'il faut retenir

  • Le lavage de boîtes en plastique au lave-vaisselle favoriserait la libération de microplastiques dans les aliments et l’eau.
  • Une étude récente lie cette pratique à un signal inquiétant pour la santé cardiovasculaire.
  • Les contenants en plastique marqués du symbole « 7 » (PC ou polycarbonate) sont particulièrement concernés.
  • Les experts recommandent des alternatives comme le verre ou l’acier inoxydable.

Les travaux, menés par une équipe de chercheurs spécialisés dans les matériaux alimentaires, soulignent que les boîtes en plastique soumises à des cycles de lavage à haute température subissent une dégradation accélérée. Résultat : des particules invisibles à l’œil nu se détachent et contaminent les aliments ou l’eau de rinçage. Top Santé précise que ces microplastiques, une fois ingérés, pourraient s’accumuler dans l’organisme et interférer avec le système cardiovasculaire. Les données recueillies indiquent une corrélation entre cette exposition et une augmentation des marqueurs inflammatoires liés aux maladies du cœur.

Parmi les plastiques les plus vulnérables, ceux portant le code « 7 » (PC ou polycarbonate) figurent en tête de liste. Ce symbole, souvent présent sur les boîtes alimentaires réutilisables, signale l’utilisation de bisphénol A (BPA), une substance déjà pointée du doigt pour ses effets perturbateurs endocriniens. « Les cycles répétés de lavage et de séchage au lave-vaisselle accélèrent la dégradation de ces matériaux, libérant des composés toxiques dans l’environnement immédiat des aliments », explique le Dr. Marie Laval, toxicologue et auteure principale de l’étude.

Pour limiter les risques, les experts conseillent d’adopter des contenants en verre ou en acier inoxydable, matériaux réputés plus stables à haute température. « Le verre ne libère pas de microplastiques et résiste parfaitement aux cycles du lave-vaisselle, tout en préservant l’intégrité des aliments », souligne le Dr. Laval. Elle ajoute que même les plastiques marqués « sans BPA » ne sont pas exempts de danger, car d’autres additifs peuvent se dégrader sous l’effet de la chaleur.

Et maintenant ?

Face à ces résultats, les autorités sanitaires pourraient prochainement renforcer les recommandations sur l’usage des contenants en plastique. Une consultation publique est d’ailleurs prévue pour septembre 2026, afin d’évaluer la nécessité d’ajouter des avertissements sur les emballages alimentaires. En attendant, les consommateurs sont invités à vérifier les symboles de recyclage et à privilégier les matériaux inertes.

Cette étude s’inscrit dans un contexte plus large de prise de conscience des dangers des microplastiques. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ces particules sont désormais présentes dans l’eau potable, l’air et même le sang humain. Les chercheurs appellent à une révision des normes de sécurité pour les ustensiles de cuisine, alors que les ventes de contenants en plastique continuent de progresser.

Les plastiques portant le code « 7 » (PC ou polycarbonate) sont les plus à risque, car ils contiennent souvent du bisphénol A (BPA) ou d’autres additifs susceptibles de se dégrader sous l’effet de la chaleur. Les symboles « 3 » (PVC) et « 6 » (PS) sont également déconseillés.