Le chèque emploi-service universel (Cesu), outil largement utilisé pour déclarer les salariés intervenant à domicile dans des domaines variés, pourrait-il s’étendre aux coachs sportifs ? Ouest France apporte une réponse précise à cette question, alors que la demande pour des services de coaching à domicile continue de progresser.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Cesu couvre traditionnellement des services comme le ménage, le repassage ou l’assistance aux personnes âgées, mais son périmètre pourrait évoluer pour inclure les coachs sportifs à domicile.
  • Cette ouverture reste soumise à des conditions strictes, notamment l’inscription du coach auprès d’un organisme agréé.
  • Les particuliers employeurs pourraient ainsi bénéficier d’avantages fiscaux en déclarant leur coach sportif via le Cesu.

Un dispositif déjà bien établi, mais en constante évolution

Le Cesu, créé en 2006, permet aux particuliers employeurs de déclarer facilement la rémunération de leurs salariés intervenant à domicile. Traditionnellement, il couvre des activités comme le ménage, le repassage, la préparation de repas, l’assistance aux personnes âgées ou handicapées, ainsi que les petits travaux de jardinage ou de bricolage. Ouest France souligne que la liste des services éligibles est régulièrement mise à jour pour s’adapter aux besoins des ménages.

Parmi les services les plus demandés figurent le soutien scolaire, les cours particuliers ou encore l’aide à la mobilité. Or, la pratique sportive à domicile gagne en popularité, notamment auprès des personnes soucieuses de leur santé ou des familles cherchant à intégrer une activité physique régulière dans leur quotidien.

Les coachs sportifs bientôt éligibles au Cesu ?

La question de l’intégration des coachs sportifs au dispositif Cesu revient régulièrement, notamment depuis que les pratiques sportives à domicile se sont démocratisées. Selon Ouest France, cette possibilité pourrait devenir réalité sous certaines conditions. Pour être éligible, le coach sportif devrait notamment s’inscrire auprès d’un organisme agréé par l’État, garantissant ainsi la qualité de ses services et la sécurité des bénéficiaires.

Cette évolution répondrait à une demande croissante des particuliers qui souhaitent déclarer leurs coachs sportifs de manière simple et sécurisée, tout en bénéficiant d’avantages fiscaux. À ce jour, le dispositif reste en discussion, mais les contours d’une possible extension sont déjà esquissés.

Quels avantages pour les particuliers employeurs ?

Si l’ouverture du Cesu aux coachs sportifs se concrétise, les particuliers employeurs pourraient en tirer plusieurs bénéfices. D’abord, la déclaration via le Cesu simplifie les démarches administratives, en évitant la rédaction d’un contrat de travail classique. Ensuite, les employeurs pourraient bénéficier d’un crédit ou d’une réduction d’impôt, à hauteur de 50 % des dépenses engagées, dans la limite de plafonds fixés par la loi.

Pour les coachs sportifs, cette mesure représenterait une opportunité de travailler de manière déclarée, avec une protection sociale accrue. Cela pourrait également favoriser l’émergence de nouveaux professionnels, notamment dans les zones où l’offre de services sportifs à domicile est encore limitée.

Et maintenant ?

Une annonce officielle pourrait intervenir d’ici la fin de l’année 2026, si les discussions entre les différents acteurs concernés aboutissent. Les particuliers employeurs et les coachs sportifs sont invités à se tenir informés des évolutions législatives pour anticiper cette possible nouveauté. Reste à voir si cette mesure sera généralisée ou si elle restera soumise à des critères spécifiques, comme une certification obligatoire des coachs.

Pour l’heure, le Cesu continue de s’adapter aux besoins des Français, avec une volonté affichée de simplifier l’accès aux services à domicile tout en garantissant la qualité et la sécurité des prestations. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si le coaching sportif fera officiellement partie des services éligibles.

Pour être éligible au Cesu, le coach sportif devrait s’inscrire auprès d’un organisme agréé par l’État. Cette inscription garantirait la qualité de ses services et la sécurité des bénéficiaires. La mesure reste en discussion, mais les contours sont déjà précisés par Ouest France.