Le chef étoilé Jean Imbert, ancien vainqueur de l'émission « Top Chef », doit être présenté à un juge d'instruction ce mercredi 6 août 2026, au terme d'une garde à vue de trente heures. Il est soupçonné de violences conjugales par plusieurs ex-compagnes, selon Franceinfo - Culture.
Ce qu'il faut retenir
- Jean Imbert, 45 ans, est visé par une information judiciaire pour violences conjugales ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours, concernant deux victimes.
- Six ex-compagnes ont dénoncé des violences de différentes natures, dont des faits de contrôle coercitif et des traces physiques.
- Parmi les plaignantes figurent l’ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld et l’ancienne actrice Lila Salet, dont les faits ne sont pas prescrits.
- Jean Imbert conteste la qualification pénale des éléments reprochés, selon le parquet de Paris.
- L’audience devant le juge d’instruction intervient après une garde à vue levée mardi 5 août 2026.
Une garde à vue de trente heures avant une audience décisive
Jean Imbert a été placé en garde à vue dimanche 3 août 2026 avant d’être transféré au tribunal judiciaire de Paris. Sa détention provisoire a pris fin mardi soir, après environ trente heures, comme l’a confirmé une source proche du dossier à Franceinfo - Culture. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire à son encontre, dans le cadre d’une enquête pour violences conjugales présumées. L’audience devant le juge d’instruction est prévue ce mercredi 6 août, où l’ancien chef étoilé pourrait être mis en examen.
Des violences présumées étalées sur plusieurs années et dénoncées par six ex-compagnes
Selon le ministère public, six anciennes compagnes de Jean Imbert ont signalé des violences de différentes natures, allant des insultes aux morsures en passant par des comportements humiliants ou des périodes d’enfermement. « Plusieurs d’entre elles ont évoqué des éléments constitutifs de contrôle coercitif, comme le contrôle de leurs fréquentations, de leurs sorties ou de leur apparence », précise le parquet. Des confidents des victimes ont également attesté de traces physiques, telles que des bleus ou des morsures.
Parmi les plaignantes, l’ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld a porté plainte en février 2026 pour des violences physiques et psychologiques subies entre 2013 et 2014. Une autre ancienne compagne, l’actrice Lila Salet, a déposé plainte en août 2025 pour des faits similaires. Pour ces deux femmes, les faits ne sont pas prescrits, contrairement à ceux rapportés par quatre autres ex-compagnes.
Une qualification pénale contestée par l’intéressé
Le parquet de Paris a retenu contre Jean Imbert les chefs de « violences habituelles ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours, par conjoint ou concubin, au préjudice de deux victimes ». Cependant, l’intéressé « conteste la qualification pénale des éléments reprochés », selon les termes du ministère public. Aucune mise en examen n’a encore été prononcée, mais l’audience de ce 6 août pourrait marquer un tournant dans l’enquête.
Un parcours marqué par le succès médiatique et professionnel
Jean Imbert, 45 ans, s’est fait connaître du grand public en remportant l’émission « Top Chef » en 2012. Depuis, il a dirigé plusieurs restaurants étoilés, dont le Plaza Athénée à Paris, avant de se lancer dans des projets télévisuels et gastronomiques. Son parcours professionnel contrasté avec les accusations portées à son encontre, qui pourraient avoir des répercussions sur sa carrière. En 2024, il avait été photographié à Cannes, alors qu’il participait à un événement culturel.
Cette affaire rappelle les débats récurrents sur les violences conjugales et la nécessité de protéger les victimes, quel que soit leur statut social ou professionnel. Les prochaines étapes judiciaires seront suivies de près, notamment par les associations spécialisées dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Jean Imbert doit comparaître ce mercredi 6 août 2026 devant un juge d’instruction. Selon l’issue de cette audience, il pourrait être mis en examen. Si tel est le cas, l’enquête se poursuivra, et le tribunal devra examiner les plaintes des autres ex-compagnes, dont certaines pourraient être prescrites.
Six anciennes compagnes ont dénoncé des violences de différentes natures, mais seules deux d’entre elles font l’objet de l’information judiciaire actuelle, les faits concernant les quatre autres étant prescrits.