Lors de ses bilans réguliers, la cardiologue américaine Elizabeth Klodas constate systématiquement le même réflexe alimentaire chez ses patients souffrant d’un taux de cholestérol trop élevé. D’après nos confrères de Top Santé, cette habitude, souvent passée inaperçue, pourrait jouer un rôle majeur dans la santé cardiovasculaire. Elizabeth Klodas, fondatrice du cabinet *Step One Foods* et spécialiste reconnue en cardiologie préventive, pointe du doigt un produit du quotidien dont la consommation excessive serait néfaste pour le cœur.

Ce qu'il faut retenir

  • La cardiologue Elizabeth Klodas observe un lien récurrent entre un aliment banal et l’élévation du cholestérol chez ses patients.
  • Cet aliment, souvent consommé sans méfiance, pourrait avoir un impact significatif sur la santé cardiovasculaire.
  • Le problème réside dans sa consommation fréquente, parfois quotidienne, sans prise de conscience des risques encourus.
  • Elizabeth Klodas recommande une réévaluation des habitudes alimentaires pour réduire les risques de cholestérol élevé.

Un aliment omniprésent dans les assiettes

D’après les observations de la cardiologue, l’aliment en question est le sucre ajouté, présent dans de nombreux produits transformés. Elizabeth Klodas précise que ce n’est pas tant la quantité totale de graisses qui pose problème, mais plutôt la surconsommation de sucres rapides, qui stimulent la production de LDL, le « mauvais cholestérol ». Elle cite notamment les boissons sucrées, les viennoiseries, les céréales du petit-déjeuner ou encore les sauces industrielles comme principales sources cachées de sucres dans l’alimentation moderne. « On en trouve même là où on ne l’attend pas », a-t-elle souligné lors d’un entretien avec nos confrères de Top Santé.

Le sucre, un ennemi silencieux du cœur

Les mécanismes biologiques expliquant ce lien sont désormais bien documentés. Les études montrent que le sucre favorise l’inflammation des parois artérielles et augmente la production de particules LDL oxydées, plus nocives que le LDL standard. Selon les données de l’*American Heart Association*, une consommation excessive de sucres ajoutés pourrait contribuer à 30 % des cas de cholestérol élevé aux États-Unis. Elizabeth Klodas insiste sur le fait que même des apports modérés, s’ils sont réguliers, peuvent suffire à déséquilibrer le profil lipidique. « Ce n’est pas une question de quantité, mais de fréquence », a-t-elle expliqué.

Une solution accessible : modifier ses habitudes

Face à ce constat, la cardiologue propose des alternatives simples pour réduire sa consommation de sucres ajoutés sans renoncer au plaisir alimentaire. Elle recommande de privilégier les aliments naturels, comme les fruits frais ou les céréales complètes, et de lire attentivement les étiquettes nutritionnelles pour repérer les sucres cachés. « Il ne s’agit pas de supprimer tout sucre, mais de faire des choix éclairés », a-t-elle déclaré. Ses conseils s’appuient sur les recommandations de l’*Organisation mondiale de la santé*, qui préconise de limiter l’apport en sucres ajoutés à moins de 10 % des calories quotidiennes, soit environ 50 grammes pour une personne adulte.

Et maintenant ?

D’ici la fin de l’année, Elizabeth Klodas prévoit de publier une étude clinique évaluant l’impact d’une réduction de 50 % des sucres ajoutés dans l’alimentation de 200 patients suivis sur six mois. Les résultats pourraient apporter des preuves supplémentaires sur l’efficacité de cette approche préventive. En attendant, la cardiologue milite pour une prise de conscience collective, notamment via des campagnes de sensibilisation dans les écoles et les entreprises.

Reste à voir si les autorités sanitaires, en France comme à l’étranger, s’empareront de cette piste pour renforcer les recommandations nutritionnelles existantes.

D’après Elizabeth Klodas, les principaux coupables sont les boissons sucrées (sodas, jus industriels), les viennoiseries, les céréales du petit-déjeuner, les sauces (ketchup, barbecue), les plats préparés et même certains pains de mie ou yaourts aromatisés. Ces produits contiennent souvent des sucres ajoutés sous différentes dénominations (sirop de glucose-fructose, dextrose, maltodextrine, etc.).