Le 29 juin 2026, selon Le Figaro, le Conseil d'État a rejeté les demandes de plusieurs députés du Rassemblement national (RN) visant à annuler la nomination de Najat Vallaud-Belkacem en tant que conseillère maître à la Cour des comptes. Cette décision intervient après que plusieurs députés RN, menés par Jean-Philippe Tanguy, ont demandé l'annulation du décret du 16 juillet 2025 portant nomination de Najat Vallaud-Belkacem à la Cour des comptes pour « excès de pouvoir ».
La nomination de Najat Vallaud-Belkacem à la Cour des comptes a été officialisée peu de temps après la publication d'un article du Canard Enchaîné affirmant que le premier ministre, François Bayrou, envisageait de soutenir la nomination de l'ex-ministre de l'Éducation nationale en échange de l'abandon par le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Boris Vallaud, de l'idée d'une censure du gouvernement sur le budget à l'automne. Najat Vallaud-Belkacem a réagi à ces allégations en déclarant « Quelle blague ! » sur la plateforme X, affirmant avoir utilisé la voie d'un concours pour obtenir ce poste.
Ce qu'il faut retenir
- Le Conseil d'État a rejeté les recours contre la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à la Cour des comptes.
- Plusieurs députés du Rassemblement national avaient demandé l'annulation du décret de nomination pour « excès de pouvoir ».
- La nomination de Najat Vallaud-Belkacem intervient après des allégations sur un éventuel accord politique.
- Najat Vallaud-Belkacem a affirmé avoir obtenu son poste par un concours.
- Le Conseil d'État estime que la signataire du décret a reçu délégation du premier ministre pour signer le décret.
Contexte et réactions
D'après Le Figaro, le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy avait menacé d'attaquer cette nomination au Conseil d'État, critiquant « la République des copines et des coquins ». Pierre Moscovici a affirmé que Najat Vallaud-Belkacem est arrivée par une procédure de recrutement professionnel parfaitement objective et collective, sans intervention de sa part.
La Cour des comptes a rejeté les deux demandes d'annulation, considérant que la qualité de député, membre de la commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale, n'est pas de nature à conférer un intérêt suffisant pour demander l'annulation d'un décret portant nomination d'un conseiller maître à la Cour des comptes.
Impact et suites
La décision du Conseil d'État met fin aux contestations autour de la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à la Cour des comptes. Cette nomination avait été au centre d'un débat sur la transparence et l'indépendance des institutions publiques. La Cour des comptes est une institution clé dans le contrôle des finances publiques et la nomination de Najat Vallaud-Belkacem y est considérée comme un renforcement de son expertise.
En conclusion, la décision du Conseil d'État sur la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à la Cour des comptes est un événement important qui met en lumière les enjeux de la transparence et de l'indépendance des institutions publiques. Les suites de cette affaire seront à suivre de près pour comprendre les implications sur la gouvernance du pays et la confiance de l'opinion publique dans les institutions.