Après la mise en place d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, le détroit d'Ormuz reste un point de friction majeur. Selon BFM Business, malgré cette annonce, la traversée du détroit demeure problématique, toujours sous contrôle de Téhéran, ce qui représente un changement significatif par rapport à la situation pré-guerre.
Ce qu'il faut retenir
- Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste limité malgré le cessez-le-feu
- Les armateurs craignent toujours de s'aventurer dans cette zone stratégique
- L'Iran exige des frais en cryptomonnaie pour le passage des pétroliers
Le détroit d'Ormuz toujours sous contrôle iranien
Actuellement, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste en suspens, avec seulement deux navires ayant réussi la traversée le mercredi 8 avril, sur les 800 bateaux bloqués dans le golfe Persique. Les armateurs, majoritairement en attente d'informations plus précises, hésitent à s'engager dans cette voie cruciale pour l'économie mondiale. Les déclarations divergentes entre Washington et Téhéran ajoutent à la confusion, avec Donald Trump se félicitant de l'ouverture du détroit par l'Iran, tandis que le ministre des Affaires Étrangères iranien évoque des conditions sécurisées pour une durée temporaire.
Des frais en cryptomonnaie imposés par l'Iran
Hamid Hosseini, porte-parole de l'Union des exportateurs iraniens de pétrole, a annoncé que l'Iran demanderait des frais en cryptomonnaie, fixés à 1 dollar par baril de pétrole, pour le passage des pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Les armateurs se voient ainsi contraints de payer pour pouvoir transiter, sous peine de destruction en cas de passage non autorisé, comme l'ont rapporté plusieurs sources.
Des enjeux sécuritaires majeurs
Malgré le cessez-le-feu, la sécurité des navires reste une préoccupation majeure. Les armateurs redoutent des représailles en cas de passage sans autorisation, et la situation exige des garanties supplémentaires pour assurer un trafic maritime fluide. Jakob P. Larsen, de Bimco, anticipe la mise en place d'un régime de transit sous l'égide de plusieurs États voire de l'ONU pour garantir la sécurité des navires.
En conclusion, malgré l'euphorie du cessez-le-feu, la situation dans le détroit d'Ormuz demeure complexe, nécessitant des mesures concrètes pour garantir la sécurité et la fluidité du trafic maritime.
