Le navire de croisière Hondius, retenu à Rotterdam en raison d’un foyer d’hantavirus détecté à son bord, a finalement été autorisé à reprendre ses activités maritimes. Selon Ouest France, l’agence de santé municipale de la ville néerlandaise a levé samedi 30 mai toute restriction à son encontre, après un protocole de désinfection rigoureux. « Il n’y a plus d’obstacles à la mise en service du navire Hondius », a confirmé l’autorité sanitaire dans un communiqué officiel.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Hondius, navire de croisière basé à Rotterdam, a été désinfecté après la détection d’un foyer d’hantavirus à son bord.
  • L’agence de santé municipale de Rotterdam a levé samedi 30 mai 2026 toutes les restrictions sanitaires le concernant.
  • L’autorité sanitaire a déclaré : « Il n’y a plus d’obstacles à la mise en service du navire Hondius ».

Un protocole sanitaire strict mis en œuvre

Le retour du Hondius en service intervient après plusieurs semaines de nettoyage et de désinfection intensifs. Les autorités sanitaires de Rotterdam ont supervisé l’ensemble des opérations, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de gestion des risques liés aux maladies infectieuses. Les zones à risque du navire, notamment les espaces communs et les cabines occupées par des passagers potentiellement exposés, ont fait l’objet d’un traitement spécifique utilisant des produits virucides agréés. « L’opération a été menée avec la plus grande rigueur », a souligné un porte-parole de l’agence, sans préciser le coût total des opérations.

Selon des sources proches de l’enquête, le foyer d’hantavirus aurait été détecté après le signalement de symptômes compatibles chez plusieurs membres d’équipage. Aucune confirmation officielle n’a été apportée sur le nombre exact de cas ou leur gravité. Les tests de dépistage, réalisés en urgence, avaient alors conduit à la mise à l’arrêt temporaire du navire.

Un incident aux répercussions internationales

Le Hondius, exploité par la compagnie Oceanwide Expeditions, est un navire emblématique des croisières polaires et arctiques. Son immobilisation avait suscité des interrogations parmi les passagers affectés, certains devant annuler leur voyage à la dernière minute. Des alternatives de remboursement ou de report avaient été proposées par la compagnie, sans que le détail des mesures ne soit précisé par Ouest France.

L’incident a également mis en lumière la vulnérabilité des navires de croisière face aux risques sanitaires, surtout dans un contexte post-pandémique où les protocoles de sécurité restent stricts. Les compagnies maritimes sont désormais tenues de renforcer leurs dispositifs de surveillance, notamment pour les maladies vectorielles comme l’hantavirus, dont la transmission peut survenir par inhalation de particules infectieuses.

Et maintenant ?

Le Hondius devrait reprendre ses rotations commerciales dès la semaine prochaine, sous réserve des autorisations finales des autorités portuaires de Rotterdam. La compagnie Oceanwide Expeditions n’a pas communiqué de calendrier précis, mais les réservations annulées font l’objet d’un traitement prioritaire. Les experts sanitaires appellent cependant à la vigilance, rappelant que l’hantavirus, bien que rare, peut présenter des complications graves en l’absence de prise en charge rapide.

Cet épisode rappelle l’importance des protocoles sanitaires dans le secteur maritime, où les risques de contamination peuvent s’étendre rapidement. Les compagnies de croisière, déjà sous pression après la crise du Covid-19, devront désormais intégrer ces nouvelles contraintes dans leur gestion quotidienne. Reste à savoir si d’autres incidents similaires pourraient survenir dans les prochains mois, alors que la saison estivale s’annonce chargée.

L’hantavirus est une maladie rare transmise principalement par les rongeurs, notamment via leurs excréments ou leur salive. La contamination humaine peut survenir par inhalation de particules virales en suspension dans l’air, notamment dans des espaces confinés ou mal ventilés. Les symptômes incluent fièvre, douleurs musculaires et difficultés respiratoires, pouvant évoluer vers des complications graves. Il n’existe pas de traitement spécifique, mais une prise en charge précoce améliore le pronostic.