Le gouvernement kényan a annoncé, via Journal du Coin, la mise en place d’un système innovant pour sécuriser et authentifier les diplômes universitaires. Selon les informations rapportées par la plateforme spécialisée, plus de 30 millions de documents académiques seront enregistrés sur la blockchain Avalanche. Une première mondiale en termes d’envergure, qui vise à lutter contre la fraude aux diplômes dans le pays.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre les autorités kenyanes et la fondation Avalanche, une plateforme blockchain reconnue pour sa rapidité et son faible coût de transaction. Le projet, officiellement lancé en août 2026, devrait concerner l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur du pays, qu’ils soient publics ou privés. Autant dire que l’impact potentiel sur le système éducatif local est majeur.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Kenya devient le premier pays au monde à enregistrer 30 millions de diplômes sur une blockchain.
  • La technologie utilisée est celle d’Avalanche, choisie pour sa scalabilité et ses frais réduits.
  • L’objectif principal est de lutter contre la fraude aux diplômes, un fléau persistant dans le pays.
  • Tous les établissements d’enseignement supérieur, publics et privés, sont concernés par ce dispositif.
  • Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de digitalisation de l’administration publique kényane.

Un projet ambitieux porté par les autorités kenyanes

D’après Journal du Coin, ce projet a été piloté par le ministère de l’Éducation du Kenya en collaboration avec des experts en blockchain. « Nous voulons garantir l’authenticité des diplômes pour tous les étudiants, où qu’ils se trouvent dans le pays », a déclaré un responsable du ministère, cité par la source. Côté technique, l’enregistrement des diplômes sur Avalanche permettra aux employeurs et aux institutions de vérifier en temps réel la validité des documents, simplement en scannant un QR code.

Pour les autorités, cette solution répond à un enjeu majeur : selon des estimations locales, jusqu’à 10 % des diplômes délivrés au Kenya seraient falsifiés ou obtenus de manière illégale. Une situation qui nuit à la réputation des établissements et complique l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Avec cette technologie, le gouvernement espère restaurer la confiance dans le système éducatif.

Avalanche, une plateforme blockchain adaptée aux besoins du Kenya

Le choix d’Avalanche comme support technique n’est pas anodin. Contrairement à d’autres blockchains comme Ethereum, Avalanche offre des transactions rapides (moins de 2 secondes) et des coûts négligeables, ce qui la rend compatible avec un projet à si grande échelle. « Avalanche a été conçue pour gérer des volumes importants de données sans sacrifier la sécurité », a expliqué un porte-parole de la fondation, toujours selon Journal du Coin.

De plus, la blockchain Avalanche est déjà utilisée dans d’autres pays pour des applications similaires, comme la certification de titres de propriété ou de documents médicaux. Son adoption par le Kenya pourrait donc servir de modèle pour d’autres nations africaines confrontées aux mêmes défis. Le pays mise également sur cette initiative pour attirer des investissements étrangers dans le secteur de l’edtech.

Et maintenant ?

Dans les prochains mois, les autorités kenyanes devraient finaliser la migration des données et former les établissements à l’utilisation du nouveau système. Une phase pilote est prévue d’ici la fin 2026 avant un déploiement national complet. À plus long terme, le gouvernement évoque la possibilité d’étendre ce système à d’autres documents officiels, comme les actes de naissance ou les certificats de mariage.

Si le projet se déroule comme prévu, le Kenya pourrait devenir un exemple en Afrique en matière d’utilisation de la blockchain pour l’éducation. Reste à voir si d’autres pays suivront cette voie, ou si des obstacles techniques ou réglementaires viendront freiner cette dynamique.

Les employeurs ou institutions peuvent scanner le QR code présent sur le diplôme. Celui-ci redirige vers une page dédiée sur la blockchain Avalanche, où sont affichées les informations du diplôme et son statut d’authenticité. Aucune application spécifique n’est requise, l’accès se fait via un navigateur web.