Canicules, mégafeux, sécheresses... L'urgence climatique n'a jamais été aussi visible, selon FranceInfo - Politique. Pourtant, les écologistes qui avaient alerté avant les autres peinent toujours à s'imposer politiquement.

Ce qu'il faut retenir

  • Les écologistes avaient alerté sur les dangers du réchauffement climatique, souvent dans l'indifférence ou sous les moqueries.
  • Malgré l'urgence climatique, les écologistes peinent à s'imposer politiquement en France.
  • Les Verts ont su participer à des coalitions et trouver des compromis au Parlement européen, mais en France, ils jouent souvent les casques bleus de la gauche.

Le paradoxe des écologistes

Après l'été caniculaire, les mégafeux meurtriers, la sécheresse qui crame les cultures et amaigri les animaux, tout devrait sur le papier rendre plus audible les écolos. Cependant, personne ne les crédite d'avoir eu raison avant les autres, quand bien même une partie de la classe politique semble découvrir ce que les rapports du Giec et les scientifiques annoncent depuis des années.

Comme si en France, le parti était condamné à jouer les Cassandre. Face à cette situation, Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti Les Écologistes, a tendu la main à "toute la gauche", de Jean-Luc Mélenchon à Raphaël Glucksmann, dans une interview, le 16 août, au journal La Tribune Dimanche.

Les défis politiques

Le but de Marine Tondelier est de créer une union autour d'une unique candidature, seule façon, selon elle, d'échapper à "la chronique d'une défaite annoncée". Cet appel aux négociations ressemble furieusement à un premier pas vers un possible retrait, en échange d'ajustements programmatiques et surtout d'un accord pour les législatives, comme en 2017, lorsque les écolos avaient soutenu Benoît Hamon.

Pour comprendre pourquoi ça coince politiquement, il faut lire, ou relire le philosophe Dominique Bourg, qui a beaucoup écrit sur notre incapacité à sortir de ce qu'il appelle "le piège de la croissance", sur notre amnésie collective devant les désastres en cours ou les pièges du court-termisme démocratique.

Et maintenant ?

Il est difficile de prédire ce qui va se passer ensuite, mais il est clair que les écologistes doivent continuer à militer pour que leur voix soit entendue. Les prochaines échéances politiques seront cruciales pour déterminer l'avenir de la planète et il est important que les écologistes soient prêts à prendre leur place dans le débat public.

En conclusion, le paradoxe de l'écologie politique est que malgré l'urgence climatique, les écologistes peinent à s'imposer politiquement en France. Il est temps que les écologistes trouvent un moyen de faire entendre leur voix et de prendre leur place dans le débat public pour que l'on puisse enfin agir contre le réchauffement climatique.