Selon Le Figaro, une bataille judiciaire entre le patron sud-coréen et son ex-épouse intéresse d’autant plus que SK Hynix a vu ses bénéfices exploser ces derniers mois à la faveur du boom de l’intelligence artificielle. Les avocats du patron du groupe sud-coréen SK ont annoncé samedi avoir fait appel de sa condamnation à verser 566 millions d'euros à son ex-épouse, dans ce que les médias locaux ont qualifié de «divorce du siècle».
Le patron de la maison mère du géant des semi-conducteurs SK Hynix a été condamné en juillet à verser 566 millions d'euros à Roh Soh-yeong par la Haute Cour de Séoul. En 2024, celle-ci avait accordé 830 millions d'euros à la plaignante, mais a été forcée de rouvrir le dossier par la Cour suprême. Selon la Haute Cour, Mme Roh a droit à une somme valant un tiers des actions de SK Group détenues par son ex-mari, invoquant son travail au foyer, la garde des enfants et ses activités publiques liées à l'entreprise.
Ce qu'il faut retenir
- Le patron de SK a été condamné à verser 566 millions d'euros à son ex-épouse.
- La décision a été prise par la Haute Cour de Séoul en juillet.
- La Cour suprême avait déjà condamné M. Chey à verser 1,2 million d'euros de pension alimentaire en une fois à Mme Roh dans une procédure séparée.
Le contexte de l'affaire
Cette bataille judiciaire intéresse d'autant plus que SK Hynix a vu ses bénéfices exploser ces derniers mois à la faveur du boom de l’intelligence artificielle. Les actions SK Group ont plus que triplé de valeur depuis décembre 2015, lorsque M. Chey a dévoilé publiquement sa relation extraconjugale. Selon le média sud-coréen Money Today, M. Chey a proposé à son ex-épouse un mélange d'actions et de liquide pour solder le partage des biens, afin de limiter les effets sur les marchés.
Les conséquences de l'appel
Avec cet appel, l'affaire va donc revenir devant la Cour suprême. Les conseils de Mme Roh se sont refusés à tout commentaire. L'appel pourrait avoir des conséquences importantes pour les deux parties, ainsi que pour l'entreprise SK Hynix. Il est à noter que Mme Roh aurait refusé la proposition de M. Chey et demandé un versement intégralement en liquide, ce qui requerrait de son ex-époux qu'il cède une grande quantité de titres.
En conclusion, l'affaire de divorce entre le patron de SK et son ex-épouse est un exemple de la complexité des affaires judiciaires et des conséquences importantes que peuvent avoir les décisions prises par les tribunaux. Il est important de suivre l'évolution de cette affaire pour comprendre les implications pour les parties impliquées et pour l'entreprise SK Hynix.