« La seule chose qui intéresse les trois opérateurs, c'est de récupérer le chiffre d'affaires de SFR sans les coûts », a déclaré Abdelkader Choukrane, élu au CSE et secrétaire général du syndicat majoritaire Unsa, comme le rapporte BFM Business. Cette déclaration fait suite à l'annonce de la vente de SFR à un consortium formé par Orange, Free et Bouygues Telecom pour un montant de 20,35 milliards d'euros.

La maison-mère de SFR, Altice France, a conclu un protocole d'accord avec les trois opérateurs en juin, ce qui pourrait avoir des conséquences lourdes pour l'emploi. En effet, deux tiers des 8 000 emplois de SFR seraient menacés, selon les syndicats. Les représentants du personnel redoutent « une casse sociale monstrueuse ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le consortium formé par Orange, Free et Bouygues Telecom a présenté les détails de la cession de SFR pour 20,35 milliards d'euros.
  • Deux tiers des 8 000 emplois de SFR seraient menacés.
  • Les syndicats redoutent « une casse sociale monstrueuse ».
  • Les salariés de SFR qui rejoindront une structure commune gérée par les trois acheteurs bénéficieront d'une garantie de l'emploi accordée jusqu'à 2029.

Les conséquences pour l'emploi

Les conséquences de la vente de SFR pour l'emploi pourraient être lourdes. Selon les syndicats, deux tiers des 8 000 emplois de SFR seraient menacés. Bouygues Telecom reprendrait 2 300 salariés, Orange un peu moins de 300 et Free environ 50. Concernant les boutiques, 120 sur 293 pourraient être reprises, soit moins de la moitié.

Les représentants du personnel sont inquiets pour l'avenir des salariés de SFR. « Nous avons sollicité le ministère du Travail et celui de l’Économie. L’un comme l’autre nous ont indiqué qu’il ne s’agit pas de leur périmètre d’intervention », a déploré Olivier Louise, secrétaire général de l’union CFTC de Bouygues Telecom, auprès de Libération.

Les garanties pour les salariés

Les salariés de SFR qui rejoindront une structure commune gérée par les trois acheteurs bénéficieront d'une garantie de l'emploi accordée jusqu'à 2029. Cependant, les représentants du personnel estiment que cette garantie est trompeuse, car elle couvre la période d'évaluation du dossier par les autorités de concurrence, pendant laquelle l'opération ne sera pas encore réalisée.

Abdelkader Choukrane a regretté que les salariés n'aient « aucune information sur l'avenir » après 2029. Début juin, le consortium avait indiqué que la transaction « pourrait intervenir au second semestre 2027 », soit environ un an à un an et demi avant la fin de la garantie.

Les prochaines étapes

Le consortium formé par Orange, Free et Bouygues Telecom a validé l'ouverture de négociations sur le cadre des discussions à venir. Les syndicats attendent des garanties pour les salariés de SFR et redoutent « une casse sociale monstrueuse ».

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de la vente de SFR seront cruciales pour l'avenir des salariés de l'opérateur. Les représentants du personnel attendent des garanties pour les salariés et redoutent les conséquences de la transaction. La décision des autorités de concurrence sera également importante pour déterminer l'avenir de SFR.

La situation devrait se clarifier dans les prochains mois, avec la présentation des détails de la cession et la négociation des garanties pour les salariés. Les syndicats seront vigilants pour défendre les intérêts des salariés de SFR et éviter « une casse sociale monstrueuse ».

Les conséquences de la vente de SFR pour l'emploi et l'avenir des salariés de l'opérateur restent incertains. Les représentants du personnel attendent des garanties et redoutent les conséquences de la transaction. Seul l'avenir dira si les salariés de SFR seront protégés ou si la « casse sociale monstrueuse » redoutée par les syndicats se réalisera.