Bitcoin, la cryptomonnaie la plus populaire, fait face à un risque potentiel lié à l'informatique quantique, selon Cryptoast. En effet, un ordinateur quantique puissant pourrait, en théorie, utiliser l'algorithme de Shor pour retrouver une clé privée à partir d'une clé publique, puis voler les BTC associés. Cependant, aucune machine existante n'est encore capable de réaliser cela.

Les développeurs Bitcoin et la communauté étudient déjà ce risque. Le BIP-360 propose un nouveau type de transaction, P2MR, conçu pour résister aux attaques quantiques de longue durée et préparer l'ajout ultérieur de signatures post-quantiques. De plus, le BIP-361 prévoit une migration en 2 phases après l'adoption d'un format d'adresses Bitcoin post-quantique.

Ce qu'il faut retenir

  • Le risque quantique pour Bitcoin est réel, mais aucune machine existante ne peut encore l'exploiter.
  • Les développeurs proposent de nouveaux types de transactions pour résister aux attaques quantiques.
  • Il est possible de vérifier si son adresse Bitcoin est exposée au risque quantique grâce à des outils comme le Quantum Resistance Score de BitGo.

Les outils de vérification

BitGo propose un outil appelé Quantum Resistance Score, qui permet d'identifier les adresses vulnérables. Cependant, utiliser cet outil pour vos adresses peut être une très mauvaise idée, car cela pourrait porter atteinte à votre vie privée. Il est préférable d'identifier le format depuis son wallet et de vérifier l'historique avec son propre nœud.

Les formats les plus exposés aux attaques quantiques de longue durée sont les adresses Taproot (P2TR) commençant par « bc1p », P2PK et P2MS, ainsi que les adresses réutilisées qui détiennent encore des fonds après avoir révélé leur clé publique.

Les formats plus sûrs

Les formats suivants bénéficient d'une protection supplémentaire tant que leurs fonds n'ont jamais été dépensés ou qu'elles n'ont pas été réutilisées pour recevoir des fonds : les adresses P2PKH commençant par « 1 », les adresses P2SH commençant par « 3 », et les adresses P2WPKH et P2WSH commençant par « bc1q ».

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront à choisir une solution suffisamment sûre pour obtenir le consensus de la communauté. La recherche post-quantique se poursuit et concerne l’ensemble de la finance mondiale, pas seulement Bitcoin. Il est possible que nous ne trouvions pas de migration parfaite, protégeant les détenteurs capables de déplacer leurs fonds, mais pas automatiquement les BTC immobiles dont la clé publique est exposée.

En conclusion, bien que le risque quantique pour Bitcoin soit réel, la communauté travaille déjà sur des solutions pour le mitiger. Il est important pour les utilisateurs de rester informés et de prendre des précautions pour protéger leurs fonds.