Le président du Salvador, Nayib Bukele, a promulgué des réformes constitutionnelles permettant l'emprisonnement à vie dès l'âge de 12 ans pour des crimes graves tels que l'homicide, le féminicide, le viol ou l'appartenance à un gang, selon des informations d'Associated Press. Cette décision fait suite au vote de l'Assemblée législative le mois dernier, majoritairement composée de partisans de Bukele.

Ce qu'il faut retenir

  • La réforme constitutionnelle autorise la prison à vie pour les mineurs dès 12 ans pour des crimes graves.
  • La nouvelle législation remplace la limite précédente de 60 ans d'emprisonnement pour les mineurs.
  • Des tribunaux pénaux spécifiques seront créés pour juger les mineurs dès 12 ans, avec une révision des peines à perpétuité après plusieurs décennies.

Politique répressive et controverses

Depuis mars 2022, le gouvernement salvadorien a imposé des mesures d'urgence, restreignant des droits constitutionnels fondamentaux. Cette répression a conduit à un nombre considérable d'arrestations, avec plus de 91 650 personnes emprisonnées en moins de 4 ans, soit plus de 1% de la population du pays. Les membres de gangs ont notamment été ciblés, certains condamnés à des peines cumulées de plusieurs centaines d'années.

Controverses et violations des droits de l'homme

Des organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé des détentions arbitraires, affirmant que la majorité des personnes emprisonnées l'avaient été de manière injuste, une accusation que Bukele conteste. Les opposants politiques, les militants et les journalistes ont également été pris pour cible, exacerbant les tensions au Salvador.

Et maintenant ?

La décision de permettre la prison à vie pour les mineurs dès 12 ans soulève des inquiétudes quant aux droits de l'enfant et aux mesures répressives du gouvernement salvadorien. Les prochaines échéances pourraient concerner la réaction de la communauté internationale et l'évolution des politiques de sécurité du pays.