À mi-chemin entre le football, le volley-ball et les arts martiaux, le sepak takraw séduit une partie de l’Asie du Sud-Est, et particulièrement la Thaïlande. Ce sport méconnu en Occident, mais très populaire dans la région, fait l’objet d’un article de Libération, qui en décrit les spécificités et les attraits.
Ce qu'il faut retenir
- Le sepak takraw est un sport collectif combinant football, volley et arts martiaux, très répandu en Asie du Sud-Est.
- En Thaïlande, ce sport bénéficie d’une forte popularité, bien qu’il reste peu connu ailleurs dans le monde.
- Les règles du sepak takraw interdisent les contacts physiques et privilégient la technique et la souplesse.
- Ce sport se joue avec les pieds, la tête, la poitrine et les genoux, sans utiliser les mains.
Un sport hybride né d’une tradition asiatique
Le sepak takraw trouve ses racines dans une ancienne tradition malaisienne appelée sepak raga, où des joueurs s’affrontaient pour garder un ballon en l’air à l’aide de leurs pieds. Au fil du temps, ce jeu s’est structuré pour devenir un sport codifié, mêlant acrobaties, dextérité et stratégie. Selon Libération, cette discipline est aujourd’hui un pilier du patrimoine sportif de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, notamment en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie.
Contrairement au football ou au volley, le sepak takraw se distingue par son absence de contacts physiques. Les joueurs évoluent sur un terrain similaire à celui du volley-ball, mais avec des règles très différentes : le ballon, plus petit et plus dur qu’un ballon de football, doit être renvoyé au-dessus d’un filet à l’aide des pieds, de la tête ou du torse, sans jamais être touché avec les mains.
Une discipline exigeante, entre technique et spectacle
La pratique du sepak takraw demande une grande maîtrise technique. Les joueurs doivent allier puissance, précision et souplesse pour enchaîner les passes et marquer des points. D’après Libération, les matchs sont souvent spectaculaires, avec des gestes acrobatiques et des retournements de situation rapides. « Je n’aime pas les contacts physiques, et puis c’est trop différent du foot », confie un joueur interrogé par le quotidien français, soulignant l’originalité de ce sport par rapport aux disciplines plus classiques.
Les compétitions internationales, comme le Championnat du monde de sepak takraw, attirent des athlètes de toute l’Asie. La Thaïlande y domine souvent le classement, grâce à un vivier de jeunes talents formés dès l’école. Les matchs se déroulent généralement en trois sets gagnants, avec des points attribués lorsque le ballon touche le sol dans le camp adverse ou lorsque l’équipe adverse commet une faute.
Un sport en quête de reconnaissance internationale
Malgré sa popularité en Asie, le sepak takraw peine à s’exporter hors de la région. Les fédérations internationales, comme la Fédération internationale de sepak takraw (ISTAF), œuvrent pour promouvoir ce sport et l’intégrer à des événements multisports comme les Jeux asiatiques. Comme le rapporte Libération, l’objectif est de séduire un public plus large, notamment en Europe et en Amérique du Nord, où le football et le volley restent dominants.
Pour y parvenir, des initiatives visent à rendre le sepak takraw plus accessible. Des tournois amateurs sont organisés en France et en Allemagne, tandis que des athlètes thaïlandais donnent des démonstrations lors de festivals sportifs. « C’est un sport qui demande de l’agilité et de la créativité, deux qualités qui plaisent de plus en plus aux jeunes », explique un entraîneur basé à Bangkok.
Pour l’instant, le sepak takraw reste un sport de niche, mais son mélange unique de technique et de spectacle en fait une discipline à part entière. En Thaïlande, où il est déjà un symbole culturel, il continue de fédérer des milliers de passionnés, bien au-delà des frontières traditionnelles du football ou du volley.
Non, le sepak takraw n’est pas encore une discipline olympique. La Fédération internationale de sepak takraw (ISTAF) milite pour son intégration aux Jeux, mais aucune décision n’a encore été prise pour les Jeux de Paris 2024 ou Los Angeles 2028.