Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), pathologie hormonale et métabolique fréquente chez la femme en âge de procréer, change officiellement de nom. Le 12 mai 2026, lors du Congrès européen d’endocrinologie, il a été rebaptisé syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP), comme l’indique Franceinfo – Santé.

Cette modification d’appellation ne relève pas d’un simple changement de terminologie. Elle vise à corriger une erreur anatomique passée sous silence et à insister sur les dimensions métaboliques de cette affection, bien au-delà de ses seuls symptômes ovariens. Autant dire que le SMOP entend désormais mieux refléter l’étendue de ses conséquences sur la santé globale des patientes.

Ce qu'il faut retenir

  • Le SOPK est désormais officiellement appelé SMOP depuis le 12 mai 2026, lors du Congrès européen d’endocrinologie.
  • Cette nouvelle appellation corrige une erreur anatomique en intégrant les aspects métaboliques du syndrome.
  • Le SMOP touche principalement les femmes en âge de procréer et s’accompagne de symptômes variés.
  • L’objectif est de mieux cibler les prises en charge en tenant compte de l’ensemble des dimensions de la maladie.

Pourquoi ce changement de nom ? Une erreur historique à rectifier

Longtemps réduit à une simple affection ovarienne, le SOPK est aujourd’hui reconnu comme une pathologie aux multiples facettes. Franceinfo – Santé souligne que cette renommée s’explique par la nécessité de corriger une vision réductrice. En effet, le terme « ovaires polykystiques » suggérait à tort que le problème se limitait à une anomalie ovarienne, alors que les déséquilibres métaboliques jouent un rôle central.

Selon les spécialistes, cette nouvelle dénomination, SMOP, permet d’englober l’ensemble des perturbations endocriniennes et métaboliques associées. Parmi elles, on retrouve des troubles comme la résistance à l’insuline, un risque accru de diabète de type 2 ou encore des complications cardiovasculaires.

Quels sont les symptômes et enjeux du SMOP ?

Le SMOP se manifeste par une grande variété de symptômes, souvent méconnus ou confondus avec d’autres affections. Les signes les plus fréquents incluent des troubles du cycle menstruel, une hyperandrogénie (pilosité excessive, acné), une prise de poids ou une difficulté à la perdre, ainsi que des problèmes de fertilité.

Côté métabolique, les femmes atteintes de SMOP présentent un risque significativement plus élevé de développer un syndrome métabolique, caractérisé par une combinaison de facteurs comme l’hypertension, l’hyperglycémie ou une dyslipidémie. Franceinfo – Santé rappelle que cette pathologie touche entre 5 % et 10 % des femmes en âge de procréer dans le monde, ce qui en fait l’un des troubles endocriniens les plus répandus.

Vers une meilleure prise en charge grâce à cette nouvelle classification ?

L’adoption du terme SMOP pourrait marquer un tournant dans la prise en charge des patientes. En reconnaissant officiellement les dimensions métaboliques de la maladie, les professionnels de santé disposent désormais d’un cadre plus large pour adapter leurs traitements. Cela inclut des approches combinant régime alimentaire, activité physique et, si nécessaire, médicaments métaboliques ou hormonaux.

Comme le précise Franceinfo – Santé, cette évolution vise également à sensibiliser davantage les médecins généralistes et les endocrinologues aux liens entre le SMOP et d’autres pathologies métaboliques. Une meilleure identification des patientes à risque permettrait ainsi d’anticiper d’éventuelles complications.

Et maintenant ?

Dans les mois à venir, l’adoption du terme SMOP devrait s’accompagner de mises à jour des recommandations médicales et des supports de formation. Les associations de patientes, comme l’Association française des syndromes d’hyperandrogénie, pourraient jouer un rôle clé dans la diffusion de cette nouvelle terminologie auprès du grand public.

Une chose est sûre : ce changement de nom ne modifiera pas du jour au lendemain les pratiques cliniques, mais il ouvre la voie à une approche plus globale et mieux intégrée de cette pathologie complexe.

Reste à voir si cette nouvelle appellation sera rapidement adoptée par l’ensemble des professionnels de santé et des patientes, ou si des ajustements seront nécessaires pour en faciliter l’usage au quotidien.