Selon Le Monde, la parentalité évolue avec une nouvelle tendance : privilégier la qualité du temps passé avec ses enfants plutôt que la quantité. Ce principe, souvent résumé par l’adage « Less is more », séduit particulièrement les pères, comme le souligne la newsletter « Darons daronnes ».
Ce qu'il faut retenir
- La philosophie « Less is more » gagne en popularité parmi les parents, notamment les pères.
- Cette approche consiste à réduire le temps passé avec ses enfants pour mieux le rendre significatif.
- La newsletter « Darons daronnes » met en lumière cette tendance et ses particularités.
Une parentalité recentrée sur l’essentiel
Le concept de « temps de qualité » avec ses enfants s’impose comme une réponse aux critiques adressées à la parentalité moderne. Selon cette approche, ce n’est pas la durée qui compte, mais l’intensité et la valeur des moments partagés. Clara Georges, auteure de la newsletter « Darons daronnes », relève que cette tendance est particulièrement adoptée par les pères, souvent en quête d’un équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. « Less is more », une formule empruntée au design minimaliste, résume cette philosophie où l’on préfère quelques heures bien remplies à une présence passive toute la journée.
Un changement de posture chez les pères
Traditionnellement, les pères étaient perçus comme moins investis dans la parentalité quotidienne. Pourtant, Clara Georges observe une évolution : de plus en plus d’entre eux s’emparent de cette idée de « temps de qualité ». Selon elle, cela reflète une volonté de s’impliquer différemment, en privilégiant des activités choisies plutôt qu’une présence par obligation. « Certains pères cherchent à compenser un passé où leur rôle se limitait souvent à des tâches matérielles », explique-t-elle dans sa newsletter. Cette tendance s’inscrit aussi dans un contexte où la parentalité est de plus en plus questionnée, notamment sur les réseaux sociaux et dans les débats publics.
Quels sont les effets de cette tendance ?
Pour les enfants, l’impact dépend de la manière dont ce temps de qualité est vécu. Des études en psychologie soulignent que la qualité des interactions prime sur la quantité. Ainsi, une heure passée à jouer ou à discuter en profondeur peut avoir plus d’effets positifs qu’une journée entière où l’enfant est relégué à des activités solitaires. Clara Georges note que cette approche peut aussi réduire le stress parental : « Moins de temps, mais mieux utilisé, permet aux parents de se sentir plus épanouis et moins submergés. » Cependant, cette tendance soulève des questions sur l’équité dans la répartition des tâches parentales, car les mères restent majoritairement en première ligne dans la gestion quotidienne des enfants.
En attendant, la newsletter « Darons daronnes » continue de documenter ces changements, offrant un espace de réflexion pour les parents en quête d’un modèle plus satisfaisant.
Un temps de qualité se caractérise par une interaction active et intentionnelle. Par exemple, lire une histoire en discutant avec son enfant, ou jouer à un jeu où chacun est pleinement engagé, relève de cette catégorie. À l’inverse, un temps simplement passé ensemble peut inclure des activités où les parents sont distraits, comme regarder la télévision ou scroller sur son téléphone tout en restant physiquement présent.