Deux ans après les Jeux paralympiques de Paris, les professionnels de tennis fauteuil dénoncent un manque de moyens et de sponsors, selon Franceinfo - Sport. Les tournois de tennis fauteuil souffrent notamment d'une baisse notable de leurs dotations, ce qui pénalise les athlètes qui ont du mal à boucler leur budget.
Les pratiquants de ce sport se sentent à nouveau défavorisés, alors que le tennis à Roland-Garros est en plein essor. La Française Ksénia Chasteau, qui jouera la finale du simple dames en fauteuil samedi 6 juin, a rappelé que le souci n'est pas seulement financier, mais aussi de retrouver de la visibilité.
Ce qu'il faut retenir
- Deux ans après les Jeux paralympiques de Paris, les professionnels de tennis fauteuil dénoncent un manque de moyens et de sponsors.
- Les tournois de tennis fauteuil souffrent d'une baisse notable de leurs dotations.
- Les athlètes ont du mal à boucler leur budget, même les meilleurs.
- La Française Ksénia Chasteau jouera la finale du simple dames en fauteuil samedi 6 juin.
Le manque de moyens et de sponsors
Michaël Jérémiasz, champion paralympique de tennis fauteuil, a dénoncé l'hypocrisie de certains sponsors qui se font de nouveau prier pour aider le tennis en fauteuil. « Pas tous, heureusement, mais il y en a qui disent que c'est parce qu'il n'y a pas de sous, raconte-t-il. On sait évidemment que ce n'est pas le cas quand on voit certains être des annonceurs quelques semaines plus tard après ces rendez-vous, à Roland-Garros ou ailleurs. »
Stéphane Houdet, triple champion paralympique et professionnel depuis 18 ans, a expliqué que les dotations hors Grand Chelem font que ça leur coûte de l'argent de jouer. « C'est notre participation en Grand Chelem qui nous permet de financer le reste de la saison », a-t-il précisé.
Les conséquences pour les athlètes
Les athlètes de tennis fauteuil ont du mal à boucler leur budget, même les meilleurs. Une année sur le circuit professionnel coûte en moyenne 80 000 euros. Ksénia Chasteau a rappelé que le souci n'est pas seulement financier, mais aussi de retrouver de la visibilité. « J'ai eu un court Suzanne Lenglen rempli pendant les Jeux de Paris 2024, lors de mon huitième de finale, rappelle-t-elle. À Roland-Garros, juste un an après, j'ai eu un Suzanne Lenglen vide, c'est la réalité. »
Il est à espérer que les instances concernées prendront des mesures pour soutenir ce sport qui offre tant de possibilités aux athlètes handisport. La finale du simple dames en fauteuil de Ksénia Chasteau samedi 6 juin sera l'occasion de mettre en avant ce sport et de rappeler l'importance de soutenir les athlètes qui le pratiquent.