Le département du Vaucluse franchit une étape inédite en matière de sécurité routière. D'après Journal du Geek, le préfet du Vaucluse a signé, le 12 juin 2026, un arrêté rendant obligatoire le port du casque pour tous les conducteurs de trottinettes électriques, hoverboards et gyropodes circulant dans le département. Une mesure qui entrera en vigueur dès le 1er juillet 2026, et dont le non-respect sera sanctionné par une amende de 35 euros.
Ce qu'il faut retenir
- Obligation du port du casque pour les utilisateurs de trottinettes électriques, hoverboards et gyropodes en Vaucluse à partir du 1er juillet 2026.
- L’arrêté a été signé par le préfet du Vaucluse le 12 juin 2026.
- Une amende de 35 euros est prévue en cas de non-respect de cette obligation.
- Le Vaucluse devient le premier département français à imposer cette mesure, alors que la loi nationale n’a pas encore franchi ce pas.
Une mesure de sécurité inédite en France
Alors que le cadre législatif national reste silencieux sur l’obligation du port du casque pour les engins de déplacement personnel motorisés, le Vaucluse prend les devants. Cette initiative locale s’inscrit dans une logique de prévention des accidents, alors que les statistiques montrent une hausse des incidents impliquant des trottinettes électriques. Selon les dernières données disponibles, les accidents de trottinettes ont augmenté de 12 % en 2025 par rapport à l’année précédente, notamment en milieu urbain.
Le préfet du Vaucluse, interrogé par Journal du Geek, a justifié cette décision par la nécessité de « protéger les usagers les plus vulnérables ». Il a précisé que « cette mesure vise à réduire la gravité des blessures en cas de chute ou de collision ». Les engins concernés incluent non seulement les trottinettes, mais aussi les hoverboards et les gyropodes, dont l’usage s’est largement démocratisé ces dernières années.
Des sanctions immédiates pour les contrevenants
À compter du 1er juillet, les forces de l’ordre pourront verbaliser les usagers ne respectant pas cette obligation. L’amende de 35 euros, prévue pour les infractions au code de la route concernant les équipements de sécurité, s’appliquera sans délai. « Cette sanction reste modérée, mais elle vise à sensibiliser les utilisateurs », a indiqué un porte-parole de la préfecture du Vaucluse. Les contrôles pourraient être renforcés dans les zones où la circulation de ces engins est la plus dense, comme à Avignon ou Orange.
Cette mesure pourrait également servir de test pour d’autres départements français. Certains élus locaux ont déjà exprimé leur intérêt pour une généralisation de cette obligation. À Paris, où les trottinettes en libre-service sont omniprésentes, le débat sur la sécurité des utilisateurs est récurrent. La mairie a d’ailleurs annoncé une étude sur les conditions d’une éventuelle adoption de mesures similaires.
Cette initiative soulève également des questions sur la responsabilité des utilisateurs et des municipalités. Faut-il aller plus loin en instaurant des zones réservées ou des limitations de vitesse pour ces engins ? Le débat reste ouvert, mais une chose est sûre : la sécurité des usagers devient un enjeu central dans la gestion des déplacements urbains.
L’arrêté du Vaucluse concerne tous les engins de déplacement personnel motorisés, à savoir les trottinettes électriques, les hoverboards et les gyropodes.