D'après Le Figaro, une pétition a été lancée pour demander l'ouverture d'une enquête publique sur le traitement médiatique qu'aurait subi l'universitaire Jason Arday, retrouvé mort vendredi. La police ne considère pas son décès comme suspect à ce stade.
Plus de 31.000 personnes, dont plusieurs députés, ont signé cette pétition exhortant le premier ministre britannique Andy Burnham à ouvrir une enquête publique sur le harcèlement médiatique dont aurait été victime Jason Arday, ont indiqué dimanche les organisateurs. Le groupe militant «Good Law Project» a lancé cette pétition après la découverte du corps de Jason Arday, qui avait été nommé il y a trois ans plus jeune professeur noir de l'histoire de l'université de Cambridge.
Ce qu'il faut retenir
- Jason Arday était un universitaire de 41 ans qui avait démissionné de son poste de professeur à Cambridge après des allégations de plagiat et d'inventions ou d'exagérations concernant son parcours personnel.
- La police a indiqué que son décès n'était pas à ce stade considéré comme suspect, semblant privilégier la piste d'une mort naturelle ou d'un suicide.
- Le groupe «Good Law Project» soutenait Jason Arday depuis qu'il avait démissionné et a déclaré que «il ne fait aucun doute que la mort tragique du Dr Arday est la conséquence directe, prévisible et prévue du harcèlement médiatique».
Le contexte
Jason Arday avait été nommé il y a trois ans plus jeune professeur noir de l'histoire de l'université de Cambridge. Cependant, des allégations de plagiat et d'inventions ou d'exagérations concernant son parcours personnel ont été portées contre lui, ce qui a conduit à son démission de son poste de professeur et de membre du Jesus College.
Les accusations portées contre Jason Arday avaient fait l'objet d'une large couverture médiatique dans la presse britannique après qu'un autre universitaire, Nathan Cofnas, qui se définit lui-même comme un «réaliste racial», a déclaré en juillet avoir découvert de nombreux cas de plagiat dans les travaux du défunt. Les médias britanniques et les commentateurs de droite se sont emparés de cette polémique, affirmant que Jason Arday, qui a contesté ces accusations, avait indûment bénéficié des politiques en matière de diversité, d'égalité et d'inclusion.
Les réactions
Le Good Law Project a déclaré que «de nombreux signataires» de sa campagne avaient «averti en privé plusieurs médias que leur acharnement à l'encontre du Dr Arday risquait de le pousser au suicide». Une veillée en hommage à l'universitaire décédé doit avoir lieu lundi soir à Trafalgar Square, à Londres.
En conclusion, la mort de Jason Arday a suscité un débat important sur le harcèlement médiatique et son impact sur les individus. Il est essentiel que les médias et les autorités prennent des mesures pour prévenir de tels événements à l'avenir et pour protéger les personnalités publiques contre les abus de la part des médias.