Chaque année, le mythique Vieux Quaremont s’impose comme l’un des passages décisifs du Tour des Flandres, l’une des courses cyclistes les plus prestigieuses au monde. Cette côte pavée de 2,2 kilomètres, avec des passages à près de 15 % de dénivelé, est souvent le théâtre des plus grands duels entre les favoris. Selon Franceinfo - Sport, ce secteur reste un symbole de la difficulté et de la tradition flandrienne.

Ce qu'il faut retenir

  • Localisation : Le Vieux Quaremont se situe à Kluisbergen, en Flandre-Orientale (Belgique), sur le parcours du Tour des Flandres.
  • Caractéristiques : Côte de 2,2 km, pavés, dénivelé moyen de 7,9 %, avec des passages à 15 %.
  • Importance : Point clé du parcours depuis 1973, souvent décisif dans l’issue de la course.
  • Palmarès : Plusieurs vainqueurs du Tour des Flandres y ont creusé leur avance.

Le Vieux Quaremont, aussi appelé « Quaremont Quarry » en raison de ses anciennes carrières, est bien plus qu’une simple montée. Il incarne l’esprit du cyclisme flamand : endurance, tactique et respect des traditions. Comme le rapporte Franceinfo - Sport, cette côte fait partie des « monts » emblématiques du parcours, aux côtés du Koppenberg ou du Paterberg. Son inclinaison et son état souvent dégradé en font un obstacle redouté, même pour les coureurs les plus aguerris.

L’histoire de ce secteur remonte à plusieurs décennies. Introduit dans le parcours en 1973, il a depuis été le témoin de moments légendaires. Eddy Merckx, Roger De Vlaeminck ou encore Tom Boonen y ont inscrit leur nom dans la mémoire collective. « C’est ici que les courses se gagnent ou se perdent », a souvent souligné Eddy Planckaert, ancien coureur et commentateur, dans les colonnes du journal Het Nieuwsblad. Aujourd’hui encore, les téléspectateurs retiennent les attaques fulgurantes ou les chutes spectaculaires qui s’y produisent.

Un parcours exigeant, synonyme de spectacle

Le Vieux Quaremont n’est pas seulement une côte difficile : c’est un véritable spectacle. Ses pavés, son dénivelé et sa localisation en font un passage où les coureurs doivent allier puissance et technique. D’après Franceinfo - Sport, les stratégies des équipes varient selon le profil des coureurs. Certains attaquent dès les premiers mètres, tandis que d’autres préfèrent économiser leurs forces pour les secteurs suivants.

Le secteur est également connu pour son ambiance. Les supporters, massés le long du parcours, encouragent à pleins poumons, créant une atmosphère électrique. « Quand on arrive au Vieux Quaremont, on sait que tout peut basculer », a expliqué Wout van Aert après sa victoire en 2020. Cette année-là, le coureur belge avait profité d’une attaque dans les derniers hectomètres pour s’imposer en solitaire.

Un lieu chargé d’histoire et de symboles

Au-delà de ses caractéristiques techniques, le Vieux Quaremont est chargé d’histoire. Il a vu défiler les plus grands noms du cyclisme, mais aussi des moments de doute et de résilience. En 2016, Peter Sagan y avait chuté lourdement, mettant fin à ses ambitions de victoire. Trois ans plus tard, il revenait en force pour remporter une troisième fois le Tour des Flandres, prouvant que ce secteur ne pardonne pas les erreurs.

Le secteur est également un enjeu logistique pour les organisateurs. Chaque année, des travaux sont réalisés pour maintenir les pavés en état, malgré l’usure causée par les milliers de coureurs qui l’empruntent depuis des décennies. « Le Vieux Quaremont est un patrimoine du cyclisme flamand, et nous faisons tout pour le préserver », a indiqué Wouter Vandenhaute, directeur de course du Tour des Flandres.

Et maintenant ?

Le Vieux Quaremont reste un passage incontournable pour les éditions futures du Tour des Flandres. Avec l’évolution des stratégies et des profils de coureurs, on pourrait assister à de nouvelles tactiques audacieuses sur cette côte. La prochaine édition, prévue le 5 avril 2026, s’annonce déjà comme un duel entre les jeunes talents et les vétérans habitués à ces ascensions.

Pour les fans de cyclisme, le Vieux Quaremont est bien plus qu’une côte : c’est une légende vivante. Chaque année, il rappelle que le Tour des Flandres ne se gagne pas seulement sur le plat ou dans les virages, mais aussi dans la douleur et la détermination.

Son dénivelé élevé, ses pavés glissants et son inclinaison à certains passages (jusqu’à 15 %) en font un obstacle technique et physique. Les coureurs doivent y déployer une puissance maximale tout en conservant une trajectoire optimale pour éviter les chutes.