Selon Numerama, la jeune marque automobile chinoise Leapmotor envisage de lancer une seconde enseigne destinée au segment premium, avec une commercialisation prévue dès 2027. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à rehausser le positionnement moyen de ses véhicules, actuellement autour de 125 000 yuans (15 800 euros), vers des tarifs supérieurs à 300 000 yuans (38 000 euros).

Ce qu'il faut retenir

  • Leapmotor prévoit une marque premium pour 2027, avec des véhicules dépassant 300 000 yuans (38 000 €).
  • La startup chinoise a livré 600 000 véhicules en 2025 et a atteint la rentabilité la même année.
  • Son ticket moyen actuel, autour de 125 000 yuans (15 800 €), est jugé insuffisant pour ses ambitions financières.
  • Cette nouvelle marque s’inspirerait de modèles comme Denza ou Yangwang, avec un réseau de distribution indépendant.
  • Leapmotor pourrait s’appuyer sur l’expertise de Stellantis, notamment dans le haut de gamme, mais sans cible internationale immédiate.

Cette annonce intervient alors que Leapmotor, fondée en 2019, connaît une croissance fulgurante sur le marché chinois. En 2025, la marque a écoulé près de 600 000 véhicules dans le monde, doublant ainsi ses ventes par rapport à l’année précédente. Grâce à son partenariat avec Stellantis, qui détient une participation minoritaire dans le capital, Leapmotor a pu accélérer son expansion internationale, notamment en Europe où elle commence à se faire connaître. En Chine, son cœur de marché, elle propose une gamme variée allant des citadines comme la T03 aux grands SUV comme le D19, en passant par des berlines comme le C11.

Cependant, malgré cette diversité, le ticket moyen des véhicules vendus par Leapmotor reste modeste : environ 125 000 yuans (15 800 euros). Un niveau de prix insuffisant pour répondre aux objectifs de rentabilité et de croissance de l’entreprise. C’est pourquoi la marque chinoise souhaite désormais s’attaquer au segment premium, un créneau où les marges sont bien plus élevées. En Chine, un véhicule est considéré comme premium dès lors que son prix dépasse 300 000 yuans (38 000 euros) — un seuil qui place ces modèles au-dessus des généralistes européens, mais dans la moyenne du haut de gamme local.

Un positionnement premium pour séduire le marché chinois

En Chine, le segment premium est dominé par des modèles étrangers comme l’Audi Q6L e-tron (à partir de 348 800 yuans) ou la BMW iX3 (estimée à 360 000 yuans). Quelques constructeurs chinois y sont également présents, comme Xiaomi avec sa SU7 Max, proposée à partir de 303 900 yuans. Pour Leapmotor, l’enjeu est donc de s’imposer sur ce marché exigeant, où la qualité perçue et l’innovation technologique priment.

D’après les informations rapportées par Numerama, la nouvelle marque premium de Leapmotor serait conçue comme une entité indépendante, à l’image des initiatives de BYD avec Denza ou Yangwang. Cette stratégie permettrait à Leapmotor de segmenter clairement son offre : d’un côté, des véhicules accessibles pour toucher un large public, et de l’autre, des modèles haut de gamme pour cibler une clientèle aisée. Un réseau de distribution distinct serait mis en place pour commercialiser ces nouveaux modèles, garantissant une expérience d’achat adaptée à ce positionnement.

Cette approche présente un avantage majeur : elle évite toute dilution de l’image de la marque mère. En effet, proposer simultanément des citadines à moins de 100 000 yuans et des modèles premium à plus de 300 000 yuans pourrait brouiller la perception de Leapmotor auprès des consommateurs. En créant une seconde enseigne, la startup chinoise pourrait donc préserver la cohérence de sa communication tout en explorant de nouveaux marchés.

Un partenariat avec Stellantis pour renforcer l’expertise premium

Leapmotor pourrait bénéficier du savoir-faire de Stellantis, partenaire stratégique depuis plusieurs années. Le groupe automobile européen, qui détient une participation dans Leapmotor, dispose d’une expertise reconnue dans le haut de gamme avec des marques comme Maserati ou Alfa Romeo. Cette collaboration pourrait se traduire par un transfert de technologies ou de méthodes de production, permettant à la nouvelle marque premium de Leapmotor de se différencier rapidement sur un marché très concurrentiel.

Cependant, comme le souligne Numerama, une commercialisation à l’international n’est pas envisagée dans un premier temps pour cette nouvelle entité. Leapmotor concentrera ses efforts sur le marché chinois, où la demande pour les véhicules premium ne cesse de croître. En ciblant d’abord ce marché, la marque chinoise pourra tester la viabilité de son offre avant d’envisager une éventuelle expansion hors de Chine.

Reste à savoir si Leapmotor parviendra à convaincre les consommateurs chinois de l’intérêt de ses futurs modèles premium. Avec des concurrents bien établis comme NIO, Xpeng ou Li Auto, la bataille s’annonce rude. D’autant que le segment premium chinois est déjà saturé de modèles locaux et internationaux, chacun mettant en avant des technologies avancées et des designs innovants.

Et maintenant ?

Les prochains mois seront déterminants pour Leapmotor. La marque devrait finaliser les détails de sa future enseigne premium d’ici la fin 2026, avec un lancement commercial prévu pour 2027. Si les tests et les retours des premiers prototypes s’avèrent concluants, Leapmotor pourrait annoncer officiellement le nom de sa nouvelle marque et dévoiler ses premiers modèles lors d’un salon automobile en Chine. L’enjeu sera alors de convaincre le public et les investisseurs de la pertinence de cette stratégie, alors que le marché du premium en Chine reste très compétitif.

En attendant, Leapmotor continue d’étendre sa gamme actuelle. La marque prépare notamment le lancement de nouveaux modèles électriques et hybrides pour 2026, avec l’objectif de dépasser le cap du million de véhicules produits. Une performance qui renforcerait sa position parmi les constructeurs chinois les plus dynamiques du moment.

Selon Numerama, cette stratégie vise à augmenter le ticket moyen des véhicules vendus par Leapmotor, actuellement autour de 125 000 yuans (15 800 €), pour améliorer ses marges et répondre à ses objectifs de rentabilité. En ciblant le segment premium, la marque chinoise espère séduire une clientèle aisée et se positionner parmi les acteurs locaux du haut de gamme.

Les principaux concurrents incluent des modèles comme l’Audi Q6L e-tron (à partir de 348 800 yuans), la BMW iX3 (estimée à 360 000 yuans) ou encore la Xiaomi SU7 Max (à partir de 303 900 yuans). Ces véhicules représentent des références dans le segment premium chinois, où les prix commencent à 300 000 yuans.