Le 7 août 2026, un macaque à longue queue a été photographié après sa capture au centre de sauvetage de la faune de Pekanbaru, dans la province de Riau, en Indonésie. Selon Courrier International, l’animal aurait attaqué 18 personnes les semaines précédentes, conduisant à la fermeture de dizaines d’écoles. Les habitants de Tembilahan ont vécu au rythme des attaques de cet animal, qui a nécessité l’utilisation d’un drone thermique, de carabines à air comprimé et d’une cage de plus d’un mètre de haut pour être capturé.
Classé sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le macaque à longue queue n’est pourtant pas considéré comme un danger pour l’homme. Cependant, ces agressions ne peuvent pas être vues comme de simples accidents, mais sont « le signe d’un déséquilibre de l’écosystème forestier dans la région », comme le rapporte Kompas.
Ce qu'il faut retenir
- Un macaque à longue queue a attaqué 18 personnes en deux semaines à Tembilahan, en Indonésie.
- Les attaques ont conduit à la fermeture de dizaines d’écoles.
- Le macaque à longue queue est classé sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN.
- Les agressions de l’animal sont considérées comme un signe de déséquilibre de l’écosystème forestier.
Les causes des attaques
Daniel Johan, membre de la Chambre des représentants indonésienne (DPR), explique que ces incursions répétées pourraient signifier que les animaux ne trouvent plus suffisamment de nourriture dans leur habitat naturel, « que ce soit en raison du recul des forêts, de changements dans la couverture des sols ou d’autres formes de dégradation de l’environnement ». Selon lui, il est nécessaire de mener une enquête approfondie sur l’état des forêts autour du district, ainsi qu’une meilleure gestion des espaces forestiers et la création de zones tampon.
Le phénomène dépasse largement le seul cas de Tembilahan. En Asie du Sud-Est, les rencontres entre humains et animaux sauvages se multiplient, notamment dans les régions où la déforestation, les changements d’usage des terres et les incendies réduisent l’espace de vie des bêtes, relève le quotidien singapourien Straits Times. À Indragiri Hilir, l’une des plus grosses régions productrices de noix de coco, les plantations commerciales s’étendent sur des kilomètres d’anciennes zones forestières et marécageuses.
Les conséquences pour la population
Pour les habitants, ces rencontres à répétition sont devenues un indicateur visible de la dégradation de leur environnement. « C’est un signe qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans notre nature », témoigne ainsi l’un d’eux auprès de Kilas Riau. Les sangliers se sont habitués aux villages, les singes et les crocodiles s’aventurent plus fréquemment à proximité de la population, des tigres sont même parfois signalés.
Le député Daniel Johan appelle à une prise de conscience et à des actions concrètes pour préserver les forêts et contribuer à la sécurité de la population. « Ce qui s’est passé à Tembilahan doit nous rappeler que préserver les forêts, c’est aussi contribuer directement à la sécurité de la population », souligne-t-il.
La situation à Tembilahan et les attaques de singes en Indonésie rappellent l’importance de la conservation de la biodiversité et de la gestion durable des écosystèmes. Il est essentiel que les autorités et la population travaillent ensemble pour préserver les forêts et protéger la faune, afin de maintenir un équilibre naturel et assurer la sécurité de tous.