Dans le royaume de Bahreïn, les chiites font face à des mesures restrictives renforcées, notamment en ce qui concerne les rassemblements, les commémorations et les déplacements à l’étranger, selon Courrier International. Ces restrictions ont été mises en place suite aux attaques de drones et de missiles iraniens et aux manifestations qui ont suivi, en soutien à l’Iran après l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei.

Ces mesures, justifiées par des raisons de sécurité, révèlent une division croissante au sein du pays. Certains chiites se plaignent d’être punis collectivement pour leur déloyauté supposée, tandis que les voix favorables au gouvernement accusent les membres de cette communauté de jouer le jeu de l’Iran.

Ce qu'il faut retenir

  • Les chiites de Bahreïn, qui représentent de 55 à 70 % de la population, sont marginalisés socialement et culturellement.
  • Le royaume de Bahreïn, monarchie héréditaire sunnite, exclut le chiisme de son histoire officielle.
  • Wefaq, le plus grand parti d’opposition chiite du pays, est interdit depuis plus de dix ans.

Contexte géopolitique

Bahreïn, situé à proximité de l’Iran et relié à l’Arabie saoudite par la chaussée du Roi-Fahd, est un lieu de tensions géopolitiques et religieuses. Le pays est considéré comme un lieu de conflit par procuration entre ses deux puissants voisins.

Les autorités de Bahreïn ont renforcé les restrictions sur les rassemblements et les commémorations chiites, notamment pendant le mois de Muharram du calendrier islamique, période au cours de laquelle les chiites commémorent la mort de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet.

Impact sur la communauté chiite

Les mesures restrictives ont un impact significatif sur la communauté chiite de Bahreïn, qui se sent marginalisée et exclue de la vie publique. Les chiites ont toujours été sous-représentés dans les institutions gouvernementales et les médias, et leur exclusion de l’histoire officielle du pays les rend encore plus vulnérables.

Les restrictions sur les déplacements à l’étranger sont également une source de préoccupation pour les chiites, qui ont des liens étroits avec les communautés chiites d’autres pays, notamment l’Iran.

Conséquences et réactions

Les mesures restrictives ont suscité des réactions négatives de la part de la communauté internationale, qui voit dans ces mesures une violation des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Les organisations de défense des droits de l’homme ont condamné les restrictions et appelé les autorités de Bahreïn à les lever.

Les chiites de Bahreïn ont également réagi aux mesures restrictives en organisant des manifestations et des sit-in, pour réclamer leurs droits et leur liberté de culte.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour la communauté chiite de Bahreïn, qui attend avec anxiété les prochaines étapes des autorités. Les restrictions pourraient être levées ou renforcées, selon les décisions prises par le gouvernement.

Il est difficile de prédire ce qui va se passer ensuite, mais il est clair que la situation à Bahreïn reste tendue et qu’une solution pacifique et durable est nécessaire pour mettre fin aux tensions et aux violences.

En conclusion, la situation à Bahreïn est complexe et nécessite une attention particulière de la part de la communauté internationale. Les droits de l’homme et les libertés fondamentales doivent être respectés et protégés, et les autorités de Bahreïn doivent prendre des mesures pour mettre fin aux tensions et aux violences.