Avec des recettes dépassant les 330 millions de dollars au box-office mondial, le film Backrooms a marqué un tournant pour un genre jusqu’alors confidentiel : les creepypastas. Selon Numerama, cette tendance s’impose désormais comme une source d’inspiration majeure pour les studios, au point que Warner Bros. a récemment acquis les droits de Siren Head pour capitaliser sur ce phénomène.
Ce qu'il faut retenir
- Le film Backrooms a généré 330 millions de dollars de recettes mondiales, selon les chiffres officiels.
- Warner Bros. a acquis les droits de Siren Head, une créature issue d’une creepypasta, pour reproduire cette stratégie.
- Les creepypastas, récits horrifiques courts nés sur internet, séduisent désormais le cinéma.
- Le terme « creepypasta » désigne des histoires brèves, souvent partagées en ligne, mêlant horreur et folklore urbain.
Un genre né sur internet avant de conquérir Hollywood
Les creepypastas trouvent leurs origines dans les forums et les sites dédiés à l’horreur, où des auteurs anonymes partageaient des récits courts et glaçants. Selon Numerama, ces histoires, souvent inspirées de légendes urbaines ou de phénomènes inexpliqués, ont progressivement gagné en popularité auprès d’un public avide de frissons. Leur format, concis et percutant, se prête parfaitement à une adaptation cinématographique.
Le succès des Backrooms, sorti en 2026, a confirmé ce potentiel. Le film, qui repose sur une creepypasta devenue virale, a non seulement séduit les spectateurs, mais aussi convaincu les studios de miser sur ce créneau. Une preuve que les histoires nées sur le web peuvent, sous certaines conditions, devenir des blockbusters.
Warner Bros. mise sur Siren Head pour reproduire la recette gagnante
Face à l’engouement généré par Backrooms, Warner Bros. a décidé d’acquérir les droits de Siren Head, une créature emblématique des creepypastas. Selon Numerama, cette stratégie vise à capitaliser sur un public déjà acquis à ces univers. Créée par l’auteur Trevor Henderson, Siren Head est une entité mystérieuse, mi-humaine mi-machine, dont les apparitions sont censées provoquer une terreur psychologique intense.
Cette acquisition s’inscrit dans une logique industrielle claire : transformer des phénomènes internet en franchises cinématographiques. Reste à savoir si Siren Head parviendra à égaler le succès des Backrooms, ou si le genre devra encore évoluer pour séduire un public plus large.
Un phénomène qui interroge la frontière entre web et cinéma
L’ascension des creepypastas pose une question plus large : comment adapter des récits conçus pour une consommation rapide à un format cinématographique ? Selon Numerama, les réalisateurs doivent souvent enrichir ces histoires pour leur donner une profondeur narrative, tout en conservant leur essence horrifique. Certains y parviennent mieux que d’autres, comme en témoigne le succès des Backrooms.
Ce genre hybride, à mi-chemin entre le folklore moderne et l’horreur cinématographique, pourrait bien redéfinir les codes du cinéma d’auteur. Mais son avenir dépendra aussi de la capacité des studios à innover sans trahir l’esprit originel de ces récits.
Une creepypasta se caractérise par son origine internet, son format court et son ancrage dans un folklore urbain moderne. Elle est souvent conçue pour être partagée rapidement, avec une chute percutante qui marque les esprits.