Les députés ont approuvé, jeudi 12 juin 2026, une proposition de loi visant à augmenter le montant des bourses sur critères sociaux attribuées aux étudiants. Ce texte, adopté en première lecture, s’inscrit dans un contexte de pression croissante sur le pouvoir d’achat des jeunes et de débats récurrents sur l’accès à l’enseignement supérieur. Selon Le Monde - Politique, cette mesure devrait bénéficier à environ 700 000 étudiants en France, avec une hausse moyenne de **15 %** des montants alloués.

Ce qu'il faut retenir

  • Une proposition de loi pour revaloriser les bourses étudiantes a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 12 juin 2026.
  • Cette mesure concerne les étudiants éligibles aux bourses sur critères sociaux, soit environ 700 000 personnes.
  • Le texte prévoit une hausse moyenne de 15 % des montants des bourses.
  • L’adoption intervient dans un contexte de débat sur le pouvoir d’achat des jeunes et l’accès à l’enseignement supérieur.

Un texte porté par une volonté de justice sociale

Portée par plusieurs groupes parlementaires, cette proposition de loi répond à une promesse de campagne et à des revendications portées par les associations étudiantes. Elle vise notamment à réduire les inégalités d’accès aux études supérieures, un enjeu devenu central dans le débat public. « Cette revalorisation est une avancée majeure pour les étudiants les plus modestes », a déclaré Sophie Macheteau, rapporteure du texte pour le groupe écologiste. Le gouvernement, qui n’a pas bloqué le texte, a salué une mesure « conforme aux engagements pris en matière de solidarité », selon une source proche du ministère de l’Enseignement supérieur.

Les détails de la revalorisation et ses limites

Les montants des bourses seront revalorisés dès la rentrée universitaire 2026-2027. Les échelons 0 bis à 7 bénéficieront d’une augmentation allant de **50 à 200 euros par mois**, selon le niveau de ressources. Cependant, certains syndicats étudiants, comme l’UNEF, regrettent que la hausse ne soit pas suffisante pour couvrir l’inflation des dernières années. « Cette mesure est un premier pas, mais elle ne suffit pas à compenser la perte de pouvoir d’achat subie par les étudiants », a réagi Léo Laruelle, porte-parole de l’organisation.

Et maintenant ?

Le texte doit désormais être examiné par le Sénat, où son parcours pourrait être plus difficile en raison des divergences politiques. Si le Sénat adopte une version modifiée, les députés devront à nouveau se prononcer en commission mixte paritaire. La rentrée 2026 pourrait donc voir l’application de cette revalorisation, à condition que les négociations aboutissent d’ici la fin de l’année. Une adoption définitive est attendue avant les fêtes de fin d’année.

Réactions et perspectives politiques

Du côté de la majorité présidentielle, on se félicite d’une mesure « équilibrée et pragmatique ». « Cette revalorisation montre que le gouvernement agit concrètement pour les jeunes », a souligné Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale, lors d’une conférence de presse. À l’inverse, certains élus de l’opposition, comme Jordan Bardella (RN), ont critiqué un texte « insuffisant et électoraliste », estimant que les moyens alloués à l’enseignement supérieur restent insuffisants.

Reste à voir comment cette mesure sera perçue par les étudiants, dont une partie continue de manifester pour demander des solutions plus ambitieuses, notamment sur le logement et la restauration universitaire. Une chose est sûre : le débat sur le financement des études supérieures ne fait que commencer.

Cette mesure concerne les étudiants éligibles aux bourses sur critères sociaux, soit environ 700 000 personnes en France. Les échelons 0 bis à 7 seront revalorisés, avec des augmentations allant de 50 à 200 euros par mois selon le niveau de ressources.