BFM – Politique révèle que le parti écologiste a rendu publics les noms des premiers intervenants de ses 42es Journées d’été, prévues du 20 au 22 août à Grenoble. Cette édition, qui s’annonce comme un moment fort de mobilisation militante, rassemblera près de 2 000 participants dans une ville considérée comme un bastion écologiste.
Ce qu'il faut retenir
- Les Journées d’été des Écologistes se tiendront du 20 au 22 août à Grenoble, après Strasbourg en 2025.
- Près de 2 000 militants sont attendus lors de cet événement.
- Parmi les invités figurent Marylise Léon (CFDT), Yamina Saheb (GIEC), Agnès Ledig (écrivaine), Benjamin Stora (historien) et Issam El Khalfaoui (père de Souheil, victime en 2021).
- Issam El Khalfaoui interviendra sur la loi sur la présomption d’usage légitime des armes par les forces de l’ordre.
- Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, affiche 5 % d’intentions de vote selon les derniers sondages.
Après avoir choisi Strasbourg pour ses Journées d’été en 2025, les Écologistes posent leurs valises dans une ville qui incarne pour eux l’engagement écologique : Grenoble. L’événement, qui se déroulera sur trois jours à partir du 20 août, s’annonce comme un espace de débat et de réflexion pour les militants et sympathisants du parti. Les organisateurs tablent sur une affluence importante, avec près de 2 000 participants attendus dans les locaux de la capitale iséroise.
Dès à présent, le parti a dévoilé une première liste d’invités, mêlant figures syndicales, intellectuelles et personnalités engagées. Une diversité qui reflète les priorités du mouvement, entre enjeux sociaux, écologiques et politiques. Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, sera l’une des personnalités centrales de ces Journées. Son engagement syndical et son rôle dans les négociations sociales en font une invitée de choix pour aborder les défis du monde du travail et de la transition écologique.
Autre invitée majeure : Yamina Saheb, co-autrice du 6e rapport du GIEC et experte reconnue des politiques d’atténuation du changement climatique. Son expertise sera précieuse pour discuter des solutions à mettre en œuvre face à l’urgence environnementale. Par ailleurs, Yamina Saheb siège au conseil scientifique de la campagne présidentielle de Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, dont les ambitions politiques s’inscrivent dans la durée.
Le parti a également convié Agnès Ledig, romancière à succès et autrice de l’ouvrage Juste avant le bonheur. Récemment, cette dernière a rendu publique sa Légion d’honneur en signe de protestation contre la réintroduction de pesticides interdits par la loi d’urgence agricole. Installée dans les Vosges, où elle élève des chèvres, son engagement personnel renforce la crédibilité des Écologistes sur les questions environnementales et agricoles.
Côté expertise, Benjamin Stora, historien spécialiste de l’Algérie, apportera son éclairage historique et géopolitique. Son travail sur les mémoires coloniales et les relations franco-algériennes pourrait nourrir les débats sur l’identité et la justice sociale. Anne-Laure Delatte, économiste spécialiste des paradis fiscaux et de la zone euro, complétera cette palette d’invités en abordant les enjeux de régulation financière et de justice fiscale.
La liste des intervenants inclut également Jean-François Julliard, directeur général de France Nature Environnement, une association historique dans la défense de l’environnement. Son intervention permettra d’aborder les stratégies de mobilisation et les campagnes menées par le mouvement écologiste en France. Enfin, Mathieu Gallard, directeur d’études chez Ipsos et spécialiste de l’analyse des tendances d’opinion, apportera un éclairage sur les dynamiques électorales et sociétales actuelles.
Un invité en particulier suscite une attention particulière : Issam El Khalfaoui, père de Souheil, jeune homme de 19 ans tué en 2021 par un policier lors d’un contrôle routier à Marseille. Issam El Khalfaoui prendra la parole pour dénoncer la loi récemment adoptée sur la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre, qu’il qualifie de « permis de tuer ». Sa présence rappelle l’engagement des Écologistes sur les questions de justice et de droits humains, un thème central de leur discours politique.
Ces Journées d’été s’inscrivent dans un contexte politique marqué par une recomposition des forces écologistes. Selon les derniers sondages publiés début août, Marine Tondelier affiche 5 % d’intentions de vote, un score qui la place derrière Jean-Luc Mélenchon (environ 15 %) et Raphaël Glucksmann (entre 8 % et 11 %), mais devant Fabien Roussel (entre 2 % et 3 %).
Le 22 juillet dernier, Mélenchon avait réaffirmé sa volonté de construire une « stratégie unitaire » avec les Écologistes, proposant un accord « global et au carré » couvrant les élections présidentielle, législatives et régionales. Une dynamique qui pourrait redessiner les équilibres à gauche en vue des prochains scrutins, même si les tensions persistent entre les différents mouvements.
Reste à voir si ces Journées parviendront à mobiliser au-delà des cercles militants et à capter l’attention des médias et du grand public. Une chose est sûre : Grenoble, ville pionnière en matière d’écologie urbaine, offre un cadre symbolique fort pour un parti qui mise sur l’innovation et la radicalité pour peser dans le débat public.
Les thèmes abordés lors des Journées d’été des Écologistes à Grenoble incluent la transition écologique, les droits humains, la justice sociale, la régulation financière et les stratégies politiques. L’événement sera l’occasion de discuter des politiques d’atténuation du changement climatique, des enjeux agricoles et de la réintroduction de pesticides, ainsi que des réformes sur l’usage des armes par les forces de l’ordre.