Le secrétaire philippin aux Travailleurs migrants, Jonvic Remulla, a déclaré que le gouvernement était prêt à ordonner le rapatriement obligatoire des 2,4 millions de travailleurs migrants du pays au Moyen-Orient si le conflit s'intensifiait, selon nos confrères de BFM Business. Cette décision serait cependant difficile à mettre en œuvre, car elle pourrait avoir un impact dévastateur tant pour les Philippines que pour le pays hôte.
Les travailleurs migrants sont essentiels à l'économie du Moyen-Orient, représentant 24 millions de personnes et plus de 40% de la population active de la région, soit la proportion la plus élevée au monde, selon l'Organisation internationale du travail. Originaires des pays d'Asie du Sud-Est et d'Asie du Sud, ils sont notamment médecins, ouvriers du bâtiment et travaillent comme personnel domestique.
Ce qu'il faut retenir
- 24 millions de travailleurs migrants sont présents dans les pays du Golfe
- Les Philippines, l'Indonésie, la Thaïlande et le Pakistan ont déclaré surveiller la localisation de leurs travailleurs émigrés
- Des plans d'évacuation et de rapatriement sont en cours d'élaboration au cas où les attaques s'intensifieraient
Les conséquences du conflit
Depuis le début de l'attaque militaire conjointe entre les États-Unis et Israël contre l'Iran, et surtout depuis la riposte iranienne contre les bases militaires américaines de plusieurs pays du Golfe, les travailleurs migrants se retrouvent, comme la population locale, touchés par le conflit. Les Émirats arabes unis ont signalé la mort de trois personnes originaires du Pakistan, du Népal et du Bangladesh.
Une aide-soignante philippine a également été tuée par des éclats d'obus à Tel Aviv, et un autre travailleur philippin a été blessé au Koweït, selon le président des Philippines. Bahreïn a aussi annoncé la mort d'un travailleur asiatique et de graves blessures à deux autres.
Les réactions des gouvernements
Les gouvernements des pays d'origine des travailleurs migrants s'inquiètent et multiplient les déclarations. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a indiqué sur les réseaux sociaux avoir discuté avec le président des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed, de la nécessité de soutenir la communauté indienne.
Le Vietnam a temporairement suspendu l'envoi de travailleurs au Moyen-Orient. Les Philippines, l'Indonésie, la Thaïlande et le Pakistan ont déclaré lundi surveiller la localisation de leurs travailleurs émigrés et les ont exhortés à rester confinés chez eux.
En conclusion, la situation des travailleurs migrants dans les pays du Golfe est préoccupante, et les gouvernements doivent prendre des mesures pour les protéger. Les conséquences d'un conflit prolongé seraient dévastatrices pour les économies de la région et pour les pays d'origine des travailleurs migrants.
Les gouvernements peuvent prendre des mesures pour protéger les travailleurs migrants, telles que l'évacuation ou le rapatriement, mais cela pourrait avoir des conséquences économiques importantes.
