Selon nos confrères de Courrier International, le parquet de Milan a annoncé, mercredi 25 février 2026, avoir lancé un « contrôle judiciaire » à l'encontre de Deliveroo Italia, une filiale transalpine de l'entreprise britannique de livraison de plats cuisinés.
Ce contrôle judiciaire fait suite à des accusations d'exploitation de travailleurs, notamment des livreurs à vélo, qui seraient utilisés comme des employés sans en avoir le statut. Le parquet de Milan a constaté que ces travailleurs indépendants factices perçoivent des rétributions qui ne sont pas proportionnées à la qualité et à la quantité de leur travail.
Ce qu'il faut retenir
- Deliveroo Italia emploie 20 000 livreurs à vélo en Italie.
- Certains livreurs de Deliveroo Italia seraient des travailleurs indépendants factices.
- Ils perçoivent des rétributions qui ne sont pas proportionnées à la qualité et à la quantité de leur travail.
- Le parquet de Milan a nommé un administrateur judiciaire pour travailler conjointement avec l'entreprise.
Les accusations contre Deliveroo Italia
Le parquet de Milan a déclaré que « il est urgent d'interrompre une situation de véritable exploitation qui concerne un nombre important de travailleurs percevant des rétributions qui ne sont pas proportionnées à la qualité et à la quantité de leur travail ». Cette situation va à l'encontre de l'article 36 de la Constitution, car elle ne permet pas de garantir une existence libre et digne.
Le journal centriste Corriere della Sera a rapporté que le parquet de Milan a constaté que les livreurs de Deliveroo Italia travaillent pendant un nombre d'heures largement supérieur à un horaire normal hebdomadaire, mais perçoivent pour la plupart un revenu net moyen à l'année situé en dessous du seuil de pauvreté.
Les conséquences pour les travailleurs
La Repubblica a fourni quelques exemples de livreurs qui ont réussi à effectuer onze à quinze livraisons par jour, rémunérées 4 euros chacune seulement. Ces témoignages montrent que les accusations portées contre Deliveroo Italia sont à peu près les mêmes que celles adressées il y a quelques semaines par la justice italienne à Foodinho, la société de livraison transalpine affiliée à Glovo.
Le procureur Paolo Storari, qui s'est attaqué à Deliveroo, avait lancé « en urgence un contrôle judiciaire vis-à-vis de Foodinho, l'accusant d'avoir exploité 40 000 livreurs dans toute l'Italie ». Ces livreurs travaillent en tant que free-lance, mais devraient être en réalité considérés comme des employés à plein titre, et ils perçoivent un revenu annuel moyen qui les place en dessous du seuil de pauvreté.
Les prochaines étapes
Désormais, dans le cas de Deliveroo Italia comme dans celui de Foodinho, un administrateur judiciaire a été nommé pour travailler conjointement avec les deux entreprises pour trouver des solutions adéquates pour faire cesser ces situations considérées comme illégales.
En conclusion, les filiales italiennes de Glovo et Deliveroo sont dans le viseur de la justice, et il est important de suivre ces affaires pour garantir que les droits des travailleurs soient respectés.
