Une étude inédite menée par l'Institut de recherche pour le développement et l'Institut national d'études démographiques révèle des conditions de travail précaires pour les livreurs à vélo en France. Selon Le Monde, 99 % de ces travailleurs sont des hommes, nés à l'étranger pour la plupart, deux tiers d'entre eux sont sans titre de séjour et près d'un sur deux a connu au moins une journée sans repas au cours des douze derniers mois.
Ce qu'il faut retenir
- 99 % des livreurs sont des hommes nés à l'étranger
- Deux tiers d'entre eux sont sans titre de séjour
- Près d'un sur deux a vécu au moins une journée sans repas dans l'année précédente
- 1 004 livreurs interrogés entre janvier et mai 2025 à Bordeaux et Paris
- Revenu moyen de 1 480 euros brut par mois pour 63 heures de travail hebdomadaire
- 75 % des livreurs font appel à un loueur de compte
Des conditions de travail précaires
L'étude met en lumière la faiblesse des revenus des livreurs à vélo. En moyenne, ils gagnent 1 480 euros brut par mois pour 63 heures de travail par semaine. Trois quarts d'entre eux doivent recourir à un loueur de compte moyennant un "loyer" de 528 euros mensuels. Pour ceux détenant leur propre compte en tant que microentrepreneur, ils doivent verser 21,2 % de cotisations Urssaf.
Appels à l'action
Cette enquête souligne la nécessité d'améliorer les conditions de travail et les rémunérations des livreurs à vélo en France. Les associations et acteurs du secteur appellent à une régulation plus stricte pour garantir des conditions de travail dignes pour ces travailleurs précaires.
