Les océans du globe ont enregistré un nouveau record de température moyenne en juillet 2026, selon les données du programme européen Copernicus, rendues publiques ce lundi. Avec une température de surface de 20,96 °C, les eaux ont dépassé de 0,07 °C le précédent record établi en juillet 2023, déjà considéré comme exceptionnel à l’époque.

Ce qu'il faut retenir

  • 20,96 °C : température moyenne des océans en juillet 2026, un record absolu pour un mois de juillet
  • Cette valeur dépasse de 0,07 °C le précédent record de juillet 2023
  • Les données proviennent du programme Copernicus, service européen d’observation de la Terre
  • Ce seuil s’inscrit dans une tendance de réchauffement continu des océans depuis plusieurs décennies

D’après Copernicus, ce phénomène s’inscrit dans un contexte plus large de réchauffement climatique. Les océans, qui absorbent plus de 90 % de l’excès de chaleur dû aux émissions de gaz à effet de serre, jouent un rôle clé dans la régulation du climat terrestre. Leur température moyenne en surface n’a cessé d’augmenter depuis le début des relevés satellites en 1979, avec une accélération notable ces dix dernières années.

Les scientifiques soulignent que cette hausse des températures océaniques a des conséquences directes sur les écosystèmes marins. Le blanchiment des coraux, la migration des espèces ou encore l’intensification des phénomènes météorologiques comme les ouragans sont autant de risques exacerbés par cette tendance. «

Ces records de température ne sont pas anodins. Ils reflètent une accumulation de chaleur dans le système climatique, dont les effets se font déjà sentir sur les écosystèmes et les populations côtières
», a expliqué une climatologue du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), interrogée par Libération.

Les données de Copernicus, basées sur des mesures satellites et des modèles climatiques, confirment une tendance déjà observée en 2023 et 2024. À l’époque, les scientifiques avaient alerté sur la rapidité de cette hausse, qualifiant 2023 d’« année la plus chaude jamais enregistrée pour les océans ». En juillet 2026, ce seuil est donc à nouveau battu, confirmant une accélération du réchauffement.

Et maintenant ?

Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer si cette tendance se poursuit ou si un phénomène naturel comme La Niña pourrait temporairement atténuer les températures océaniques. Les climatologues surveillent également l’évolution des glaces polaires, dont la fonte contribue à l’absorption de chaleur par les océans. Une réunion du GIEC est prévue en octobre 2026 pour faire un point sur l’état des connaissances et les scénarios futurs.

Pour les scientifiques, cette série de records illustre l’urgence d’agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les océans, souvent perçus comme des régulateurs, deviennent eux-mêmes des indicateurs du dérèglement climatique. Comme le rappelle Copernicus, 2026 s’annonce déjà comme une année record, non seulement pour les températures atmosphériques, mais aussi pour celles des eaux.

Si cette tendance se confirme, les années à venir pourraient voir s’intensifier les phénomènes extrêmes, avec des impacts directs sur les activités humaines, de la pêche à la gestion des zones côtières.

Les océans absorbent plus de 90 % de l’excès de chaleur généré par les émissions de gaz à effet de serre, ce qui limite la hausse des températures atmosphériques. Ils jouent également un rôle dans la circulation des courants marins, qui répartissent la chaleur à l’échelle mondiale. Leur réchauffement perturbe ces mécanismes et aggrave les événements climatiques extrêmes.