Selon Top Santé, les spécialistes en oncologie partagent un réflexe commun lorsqu’ils mangent au restaurant : l’évitement quasi systématique des fritures. Cette habitude s’appuie sur des données scientifiques concernant leur impact sur la santé, notamment en matière de risques cancéreux.

Ce qu'il faut retenir

  • Trois oncologues interrogés par Top Santé confirment éviter systématiquement les fritures au restaurant.
  • Les fritures sont associées à une augmentation du risque de cancer, selon plusieurs études citées.
  • Cette pratique repose sur des mécanismes biologiques liés à la formation de composés potentiellement cancérigènes lors de la cuisson à haute température.

Les oncologues, ces médecins spécialisés dans la prise en charge des cancers, disposent d’une expertise pointue sur les facteurs de risque liés à l’alimentation. Top Santé révèle que ces professionnels de santé évitent un plat pourtant très prisé dans les restaurants : les fritures. Leur choix n’est pas anodin, car il s’appuie sur des connaissances médicales solides.

D’après les explications recueillies par le média, les fritures sont particulièrement visées en raison de leur mode de préparation. Lorsqu’un aliment est plongé dans une huile chauffée à haute température, des réactions chimiques complexes se produisent. Parmi les composés formés, certains sont classés comme potentiellement cancérigènes par des organismes de référence, comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les oncologues interrogés par Top Santé soulignent que les fritures augmentent le risque de cancer de plusieurs façons. D’une part, la formation de substances comme les amines hétérocycliques ou les hydrocarbures aromatiques polycycliques, lors de la cuisson à haute température, est documentée. Ces molécules sont connues pour endommager l’ADN des cellules, favorisant ainsi l’apparition de mutations cancéreuses. D’autre part, les fritures sont souvent riches en acides gras trans, lorsque l’huile utilisée est partiellement hydrogénée ou réutilisée plusieurs fois, ce qui aggrave encore leur impact sur la santé cardiovasculaire et métabolique.

Pour les spécialistes en oncologie, l’évitement des fritures s’inscrit dans une démarche de prévention globale. « Les fritures ne sont pas interdites, mais leur consommation régulière doit être limitée, surtout dans un contexte où d’autres options plus saines existent », précise l’un des oncologues cités par Top Santé. Cette position s’aligne sur les recommandations des autorités sanitaires, comme celles de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation), qui mettent en garde contre les excès de produits frits dans l’alimentation quotidienne.

Il est important de noter que cette prudence ne concerne pas uniquement les frites, mais tous les aliments cuits par friture, qu’il s’agisse de beignets, de nuggets ou même de certains plats asiatiques comme les tempuras. Les oncologues interrogés rappellent que la cuisson à haute température, quel que soit l’aliment, peut générer des composés indésirables. Ils recommandent donc de privilégier des modes de cuisson plus doux, comme la vapeur, le gril ou la cuisson à l’étouffée, pour préserver sa santé.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes pourraient concerner une meilleure information des consommateurs sur les risques liés aux fritures. Des campagnes de sensibilisation, notamment dans les restaurants, pourraient être envisagées pour inciter à des alternatives plus saines. Par ailleurs, des recherches supplémentaires pourraient être menées pour évaluer l’impact réel des fritures sur la santé à long terme, en fonction des habitudes alimentaires de chacun.

Cette prise de position des oncologues rappelle que les choix alimentaires, même au restaurant, peuvent avoir des conséquences sur la santé. Si les fritures restent un plaisir occasionnel pour beaucoup, leur consommation excessive est désormais clairement déconseillée par les experts en cancérologie.

Lors de la friture, des amines hétérocycliques et des hydrocarbures aromatiques polycycliques peuvent se former, notamment lorsque l’huile est chauffée à haute température. Ces composés sont classés comme potentiellement cancérigènes par l’OMS, en raison de leur capacité à endommager l’ADN.