Selon Franceinfo - Sport, l’utilisation des pommades mentholées par les athlètes suscite des débats quant à leur efficacité sur les performances. Ces produits, souvent appliqués avant ou pendant l’effort, sont présentés comme des alliés pour stimuler la vigilance et réduire la sensation de fatigue.
Ce qu'il faut retenir
- Les pommades mentholées sont utilisées par certains sportifs pour potentialiser leurs performances, mais leur efficacité reste contestée.
- Le menthol agit comme un stimulant sensoriel en activant les récepteurs du froid, créant une sensation de fraîcheur qui pourrait améliorer la concentration.
- Des études récentes, citées par Franceinfo - Sport, soulignent des résultats variables selon les individus et les disciplines sportives concernées.
- L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle que ces produits ne sont pas des dopants, mais leur utilisation soulève des questions sur les limites entre confort et amélioration artificielle.
Un phénomène en vogue dans le milieu sportif
D’après Franceinfo - Sport, les pommades à base de menthol gagnent en popularité auprès des athlètes, notamment dans les sports d’endurance comme le cyclisme ou la course à pied. Ces produits, souvent appliqués sur les muscles ou les tempes, sont censés apporter un regain d’énergie en activant les terminaisons nerveuses sensibles au froid. « Le menthol crée une illusion de fraîcheur qui peut tromper le cerveau en masquant la fatigue », explique un kinésithérapeute interrogé par la rédaction.
Cependant, leur usage reste marginal comparé aux autres méthodes d’optimisation des performances. Les données disponibles montrent que moins de 10 % des athlètes professionnels y ont recours régulièrement, selon une enquête interne citée par Franceinfo - Sport. Leur application se limite souvent à des compétitions ponctuelles ou à des phases de récupération intense.
Les mécanismes d’action et leurs limites
Le menthol, composé actif de ces pommades, agit en activant les récepteurs TRPM8, responsables de la perception du froid. Cette stimulation sensorielle peut provoquer une vasoconstriction cutanée, réduisant temporairement l’inflammation locale et la sensation de courbatures. « Cela peut donner l’impression d’une récupération plus rapide, mais les effets sont purement subjectifs », précise un chercheur en physiologie sportive contacté par Franceinfo - Sport.
Les études disponibles, dont certaines publiées dans des revues comme *Medicine & Science in Sports & Exercise*, montrent que les gains de performance mesurables sont faibles, voire inexistants pour la majorité des utilisateurs. « Les effets placebo jouent un rôle non négligeable dans la perception de ces bénéfices », ajoute le spécialiste. Seuls les sportifs en situation de fatigue extrême pourraient ressentir un avantage marginal, et encore, de manière temporaire.
Réglementation et encadrement
Contrairement aux substances dopantes interdites, les pommades mentholées ne figurent pas sur la liste des produits prohibés par l’Agence mondiale antidopage (AMA). L’ANSM, interrogée par Franceinfo - Sport, rappelle qu’elles sont classées comme produits de confort et non comme compléments alimentaires ou médicaments. « Leur vente est libre, mais leur composition doit respecter les normes européennes en matière de cosmétiques », précise un porte-parole de l’agence.
Cependant, leur utilisation soulève des questions éthiques. Certains entraîneurs et médecins sportifs s’interrogent sur la frontière entre un outil légitime d’optimisation et une forme de tricherie. « Si l’athlète utilise ces produits pour masquer une fatigue réelle, cela peut fausser la compétition », estime un médecin du sport cité dans l’article. À ce jour, aucune instance sportive n’a pris de position officielle sur le sujet.
Franceinfo - Sport rappelle enfin que ces produits ne remplacent pas un entraînement adapté ou une alimentation équilibrée. Leur utilisation doit rester raisonnée et ne pas occulter les risques de surentraînement ou de blessures liées à la fatigue masquée.
Non, elles ne figurent pas sur la liste des substances interdites par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Classées comme produits de confort, leur vente et leur utilisation sont libres, mais leur composition doit respecter les normes européennes.