Comme le rapporte Franceinfo - Santé, le gouvernement vient de présenter un plan de réduction de l'absentéisme et des arrêts maladie. Dans ce contexte, le cabinet de conseil Oasys-Diot Siaci et l'IFOP ont mené une étude pour comprendre les raisons qui poussent les salariés à prendre des arrêts de travail. Cette enquête a été réalisée auprès d'un panel de 2000 salariés représentatifs du privé et du public.
D'après Franceinfo - Santé, les résultats de cette étude montrent que 4 salariés sur 10 déclarent avoir été arrêtés au moins une journée l'an dernier. Les motifs invoqués pour ces arrêts sont variés. Sans surprise, près de la moitié des salariés justifient un arrêt par une maladie ordinaire, comme la grippe, les bronchites ou les gastro-entérites. Cependant, les motifs suivants sont plus inquiétants.
Ce qu'il faut retenir
- 37 % des salariés ont coché la case « une grande fatigue physique »
- Un tiers des salariés ont mentionné « une grande fatigue psychologique »
- 20 % des salariés ont invoqué les risques psychosociaux comme le stress
- Les troubles musculosquelettiques, les accidents du travail et les maladies chroniques ou lourdes sont également des motifs d'arrêt de travail
- Plus de la moitié des salariés qui n'ont pas eu d'arrêt maladie l'an dernier ont tout de même été malades mais ont continué à travailler
Les conditions de travail
Les résultats de l'étude montrent que les conditions de travail des salariés sont souvent contraintes. Un tiers des salariés déclarent travailler possiblement les week-ends et les jours fériés, un quart en horaires décalés, et près de 2 sur 10 en horaires fractionnés ou encore 13 % la nuit. De plus, 75 % du panel travaille en contact direct avec des clients ou des usagers, et parmi eux, la majorité déclare avoir été confrontée à des incivilités et des agressions verbales.
Selon Nicolas Rebaudo, directeur du pôle Conseil de l’IAPR, au sein du groupe de conseil RH Oasys Diot-Siaci, « l'effet est immédiat sur le taux d'absentéisme » lorsque les organisations prennent ces sujets à bras-le-corps. Cependant, il constate que les entreprises progressent sur ces sujets, notamment les grands groupes, mais elles ont encore trop tendance à intervenir quand le mal est fait, plutôt que de prévenir.
Les conséquences sur la santé
Les salariés qui évoquent spécifiquement un risque pour leur santé mentale (ils sont près de 6 sur 10) citent d'abord le stress, une charge de travail trop importante, et le manque de reconnaissance. Au final, 7 salariés sur 10 estiment que leur métier est susceptible d'avoir des conséquences négatives sur leur santé physique ou mentale, voire les deux.
En conclusion, les résultats de cette étude mettent en lumière les principaux motifs des arrêts de travail en 2025 et soulignent la nécessité pour les entreprises de prendre des mesures pour améliorer les conditions de travail et réduire l'absentéisme.
