Les conséquences du conflit au Moyen-Orient se font sentir sur les marchés énergétiques, avec des records de prix des carburants dans l'Union européenne (UE), selon des données de la Commission européenne remontant à plus de vingt ans. Selon Euronews FR, aux derniers prix moyens, il faut environ 103 € pour remplir un réservoir de 50 litres d'essence et 108 € pour celui de diesel.

Les prix des carburants à la pompe ont grimpé depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, ce qui accentue les pressions inflationnistes. L'inflation énergétique dans la zone euro est passée à 14,3 % en août, contre 10,3 % en juillet, selon la Banque centrale européenne (BCE). Les prix varient fortement d'un pays à l'autre au sein de l'UE, avec l'essence la moins chère à Malte, à 1,34 € le litre, et la plus chère au Danemark, à 2,56 €.

Ce qu'il faut retenir

  • Les prix des carburants ont atteint des records dans l'UE, avec 103 € pour 50 litres d'essence et 108 € pour 50 litres de diesel.
  • L'inflation énergétique dans la zone euro est passée à 14,3 % en août.
  • Les prix varient fortement d'un pays à l'autre au sein de l'UE.
  • La BCE prévoit un pic des marges du diesel en octobre.
  • Les approvisionnements européens en brut risquent d'être perturbés en octobre.

Les causes de la hausse des prix des carburants

Les prix des carburants augmentent depuis des mois, depuis que la guerre avec l'Iran a éclaté fin février et perturbé les flux d'énergie passant par le détroit d'Ormuz. Le prix du baril de Brent, la référence internationale, a dépassé 126 $ au plus fort du conflit et s'échangeait à plus de 104 $ le baril pour une livraison le mois suivant, vendredi. Avant le début de la guerre, le Brent coûtait environ 72 $ le baril.

Les coûts et les marges de raffinage ont aussi fortement augmenté, ce qui exerce une pression supplémentaire sur les prix à la pompe. Les marges de raffinage correspondent à la différence entre le coût du pétrole brut et le prix des produits raffinés comme l'essence et le diesel. Si les marges sur l'essence semblent avoir atteint un pic, des experts de la BCE ont indiqué à Euronews Business que celles sur le diesel ne devraient pas atteindre leur point haut avant octobre.

Les conséquences pour les consommateurs

La hausse du prix du brut alimente aussi l'inflation énergétique dans la zone euro comme dans l'ensemble de l'UE. Selon un billet de blog de la BCE publié en juillet, les augmentations du prix du pétrole brut se répercutent généralement entièrement sur les prix à la pompe hors taxes en un à deux mois. Les gouvernements peuvent amortir temporairement cet impact grâce à des mesures comme des baisses de taxes sur les carburants.

Les calculs du blog indiquaient que les droits d'accise et la TVA représentaient ensemble environ 44 % du prix du diesel et 52 % de celui de l'essence dans la zone euro en juillet. Des experts de la BCE ont expliqué à Euronews Business que les marges de raffinage contribuent désormais largement au niveau des prix du diesel.

Les perspectives pour l'avenir

La déclaration de politique monétaire de la BCE, publiée le 10 septembre, a mis en garde : « Une nouvelle perturbation des approvisionnements en énergie pourrait entraîner une hausse des prix de l'énergie plus forte et plus durable que ce qui est actuellement anticipé ». Selon les experts de la BCE, la fin du conflit au Moyen-Orient et le rétablissement des flux d'énergie et de raffinage seraient essentiels pour faire baisser les prix.

Et maintenant ?

Les consommateurs doivent se préparer à des prix élevés des carburants pour les prochaines semaines, voire les prochains mois. La situation géopolitique au Moyen-Orient et les perturbations des approvisionnements en énergie pourraient entraîner des hausses supplémentaires des prix des carburants.

Il est difficile de prédire avec certitude l'évolution des prix des carburants, mais il est clair que les consommateurs doivent être prêts à faire face à des coûts élevés pour les carburants. Les gouvernements et les entreprises doivent également prendre des mesures pour réduire leur dépendance aux énergies fossiles et promouvoir les énergies renouvelables.

Les réactions des consommateurs et des gouvernements seront cruciales pour faire face à cette situation. Il faudra attendre les prochaines semaines pour voir comment la situation évolue et quels sont les plans des gouvernements pour faire face à cette crise énergétique.