Les stablecoins sont souvent présentés comme une solution permettant d'effectuer des paiements internationaux quasi instantanés et à très faible coût. Cependant, selon Cryptoast, une étude du Crédit Agricole révèle que les frais affichés sur la blockchain ne représentent qu'une partie de la facture réelle. Les économistes du Crédit Agricole estiment que les frais affichés sur la blockchain ne reflètent qu'une partie du coût réel, qui peut varier entre 0,18 % et 1,80 % du montant transféré, en fonction de la liquidité des devises concernées et de la qualité des passerelles entre monnaies fiduciaires et stablecoins.
Ce qu'il faut retenir
- Les frais de transaction sur la blockchain ne reflètent qu'une partie du coût réel d'un paiement.
- Les coûts de conversion entre monnaies fiduciaires et stablecoins, ainsi que les infrastructures nécessaires au règlement, représentent une partie significative du coût total.
- Le coût total d'un paiement transfrontalier peut varier entre 0,18 % et 1,80 % du montant transféré, en fonction de la liquidité des devises concernées et de la qualité des passerelles.
Les trois couches de coûts
Le Crédit Agricole distingue trois sources de frais : les frais de transaction sur la blockchain, les conversions entre monnaie fiduciaire et stablecoins, et le coût de l'infrastructure financière qui permet d'acheminer le paiement entre l'expéditeur et le bénéficiaire. Les simulations de la banque montrent que le coût total varie fortement selon les devises utilisées. Lorsque les deux monnaies sont liquides et que les conversions sont optimisées, le paiement revient à 0,37 % du montant transféré. Avec des rampes fiat standard, ce coût passe à 0,50 %. Si l'une des deux devises est moins liquide, il atteint 0,90 %. Lorsque les deux devises sont peu liquides, le coût approche 1,30 % du montant envoyé.
Un scénario illustratif
Un cas publié par OpenFX en juillet illustre les écarts de coûts possibles. Deux prestataires doivent transférer 50 millions de dollars de Mexico à Dubaï via l'USDC. Le premier rend les fonds disponibles en 18 minutes, tandis que le second met près de 36 heures. Dans les deux cas, la blockchain a joué son rôle en quelques secondes, mais l'accès aux systèmes interbancaires locaux et la liquidité en dirhams à la sortie ont fait toute la différence.
En conclusion, les stablecoins ne sont peut-être pas aussi sans frais que cela, mais ils offrent toujours des avantages en termes de rapidité et de sécurité pour les paiements internationaux. Les utilisateurs doivent simplement être conscients des coûts potentiels associés à ces transactions et choisir les prestataires de services qui offrent les meilleures conditions.