La direction de l'équipementier automobile Forvia a pris la décision de créer un hymne dans le but de renforcer la culture d'entreprise et la cohésion. Cette initiative intervient alors que le groupe se sépare d'une de ses branches et annonce la suppression de 10 000 postes en Europe, suscitant la critique des syndicats.
Ce qu'il faut retenir
- Forvia lance un hymne d'entreprise pour renforcer la cohésion malgré la suppression de 10 000 postes en Europe
- Les syndicats dénoncent l'initiative en la qualifiant d'hypocrite et inappropriée
- La création de l'hymne intervient lors de la vente d'une division de l'entreprise et de réductions d'effectifs importantes
Une initiative critiquée par les syndicats
Alors que Forvia traverse une période difficile avec des suppressions d'emplois en cours, la direction a introduit un hymne d'entreprise pour renforcer la cohésion. Les paroles du refrain, telles que "Donne le meilleur, ouvre la voie, de nouvelles idées, pour aujourd'hui", reflètent cette volonté d'innovation.
Cette démarche, bien que visant à rassembler les salariés de différents pays, a été perçue de manière mitigée par les syndicats. Christophe Husson, délégué syndical CFE-CGC, exprime sa surprise face à cette initiative dans un contexte où des milliers d'emplois sont menacés au sein de l'entreprise.
Zouhair El Yaakoubi, délégué CFDT, souligne le caractère hypocrite de l'entreprise qui lance un hymne tout en organisant des suppressions de postes, qualifiant cette démarche d'incompréhensible et déplacée.
Contexte de restructuration et d'incertitude pour les salariés
En 2024, Forvia avait annoncé son intention de supprimer 10 000 postes en Europe, un objectif qui serait déjà largement atteint avec 6 400 emplois supprimés jusqu'à présent. La vente de la division interiors de l'entreprise, responsable de la fabrication de divers éléments pour voitures, fait partie de la stratégie de recentrage sur des activités plus rentables.
Cependant, cette restructuration laisse de nombreux salariés dans l'incertitude quant à leur avenir. Zouhair El Yaakoubi met en avant l'anxiété et l'attente de réponses claires concernant le devenir des employés, notamment dans les usines affectées par ces changements.
