Le mont Etna en Sicile continue de dérouter les volcanologues par son caractère atypique, révèle une étude récente. Situé près d'une zone de subduction, l'Etna ne correspond à aucun des grands types de volcanisme connus. Selon cette recherche, il serait alimenté par un réservoir de magma entre la lithosphère et l'asthénosphère, offrant ainsi un cas unique pour explorer les mécanismes profonds du volcanisme terrestre.

Ce qu'il faut retenir

  • L'Etna, volcan actif en Sicile, intrigue les chercheurs par ses caractéristiques inhabituelles
  • Une étude révèle que l'Etna pourrait représenter un nouveau type de volcanisme, loin des classifications traditionnelles
  • Son magma proviendrait d'un réservoir entre la lithosphère et l'asthénosphère, offrant un cas unique pour étudier le volcanisme terrestre

Un volcan qui défie les classifications habituelles

Contrairement aux volcans classiques, l'Etna ne correspond à aucun des trois grands types de contextes tectoniques connus. Il se situe près d'une zone de subduction où la plaque Africaine glisse sous la plaque Eurasiatique. Toutefois, ses caractéristiques chimiques et sa localisation défient les règles établies du volcanisme.

Une source de magma singulière

Les chercheurs ont découvert que l'Etna serait alimenté par une "poche" de magma alcalin entre la lithosphère et l'asthénosphère, à environ 100 kilomètres de profondeur. Ce magma serait acheminé vers la surface via un réseau de failles dans la plaque africaine, fortement déformée dans cette région. Cette particularité en fait un véritable laboratoire naturel pour étudier les interactions entre ces deux enveloppes terrestres.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront à approfondir les recherches sur le volcanisme de l'Etna pour mieux comprendre ses mécanismes uniques et leur impact sur la géologie terrestre.