L’Olympique de Marseille a annoncé, mardi 30 juin 2026, la fin de sa collaboration avec Habib Beye, son entraîneur depuis février. Dans un bref communiqué, le club phocéen a indiqué remercier l’ancien international franco-sénégalais et lui souhaiter « les meilleurs vœux pour la suite de sa carrière ». Cette décision intervient alors que l’OM peine à atteindre les objectifs sportifs fixés en début de saison, selon Franceinfo - Sport avec l’AFP.

Ce qu'il faut retenir

  • Habib Beye quitte l’OM après seulement cinq mois à la tête de l’équipe, remplaçant Roberto De Zerbi en février 2026.
  • L’ancien capitaine du club n’a pas rempli les objectifs : élimination en quart de finale de la Coupe de France et cinquième place en Ligue 1.
  • Sous sa direction, l’OM a remporté six matchs, concédé deux nuls et subi cinq défaites en championnat.
  • Le club marseillais est sous pression administrative, avec des sanctions de la DNCG et de l’UEFA limitant ses dépenses et sa capacité à recruter.
  • Bruno Genesio, ancien entraîneur du LOSC, est pressenti pour lui succéder dans les prochains jours.

Un mandat bref et sans résultats probants

Arrivé sur le banc marseillais en février 2026 pour remplacer Roberto De Zerbi, parti de son propre chef, Habib Beye n’a pas réussi à redresser une situation sportive déjà fragile. Avec l’OM, il n’a remporté que six rencontres en Ligue 1, pour deux matchs nuls et cinq défaites. Dans le même temps, le club a été éliminé en quart de finale de la Coupe de France par Toulouse, mettant fin à tout espoir de succès dans cette compétition.

Ces contre-performances ont rendu sa position intenable, d’autant plus que les attentes étaient élevées. « L’OM avait pour mission de remporter la Coupe de France et de se qualifier pour la Ligue des champions », rappelle un observateur du club. Or, la cinquième place finale en championnat a encore accentué la déception. Le bilan sportif reste donc bien en deçà des ambitions initiales, malgré un effectif pourtant considéré comme compétitif.

Un contexte administratif lourd

La décision de l’OM s’inscrit dans un contexte administratif particulièrement tendu. Depuis plusieurs semaines, le club marseillais est sous surveillance accrue de la DNCG, qui a imposé un encadrement strict de sa masse salariale et de ses indemnités de mutation. Cette mesure, déjà appliquée à l’été 2021 et à l’hiver 2023, limite la capacité du club à renforcer son effectif ou à conserver ses joueurs phares. Vendredi 27 juin, la DNCG a confirmé cette sanction, contraignant l’OM à revoir sa stratégie financière.

Cette pression administrative a été renforcée par une décision de l’UEFA, qui a infligé une amende de dix millions d’euros à l’OM et restreint sa capacité à enregistrer de nouveaux joueurs pour la prochaine édition de la Ligue Europa. Ces sanctions, cumulées aux résultats sportifs décevants, ont accéléré la remise en question de la direction technique, selon des sources internes citées par l’AFP.

Bruno Genesio en pole position pour le remplacement

Alors que le club doit désormais se tourner vers l’avenir, plusieurs sources au sein de l’OM évoquent déjà le nom de Bruno Genesio comme successeur potentiel d’Habib Beye. L’ancien entraîneur du LOSC, limogé à l’issue de la saison 2025-2026, serait en discussions avancées avec la direction marseillaise pour occuper le poste. Son expérience en Ligue 1 et sa connaissance du football français pourraient être des atouts majeurs pour redresser une saison à oublier.

L’annonce officielle de son arrivée est attendue dans les tout prochains jours, le temps que les négociations contractuelles aboutissent. Dans l’immédiat, c’est l’intérim qui assurera la gestion de l’équipe première, le temps de finaliser les modalités de cette transition.

Et maintenant ?

Une fois le nouvel entraîneur installé, l’OM devra rapidement se concentrer sur les prochaines échéances sportives, notamment la préparation de la Ligue Europa. Le club devra aussi trouver des solutions pour lever les sanctions administratives qui pèsent sur sa capacité à recruter, sous peine de voir son projet sportif encore compromis. La question de la stabilité à long terme, tant sur le banc qu’en direction sportive, reste entière.

Cette succession rapide marque une nouvelle fois la volatilité des postes d’entraîneur en Ligue 1, où les attentes des supporters et des dirigeants sont souvent difficiles à concilier. Pour l’OM, l’enjeu est désormais de retrouver une cohérence sportive et financière, dans un championnat toujours plus compétitif.