La Ligue 2 entame ce samedi 7 août 2026 une nouvelle saison marquée par l'arrivée de trois clubs historiques, relégués de Ligue 1 en mai dernier : le FC Nantes, l'AS Saint-Étienne et le Stade de Reims. Selon Le Figaro, ces trois institutions du football français, cumulant à elles seules 24 titres de champion de France, vont tenter de relever le défi d'une remontée immédiate dans l'élite, un objectif qui s'est soldé par un échec pour Reims et les Verts l'an passé.

Ce qu'il faut retenir

  • Le FC Nantes, Saint-Étienne et Reims forment le trio favori pour une remontée directe en Ligue 1, malgré l'échec des deux derniers en 2025.
  • Les Canaris, champions de Ligue 2 en 2008 et 2013 sous Michel Der Zakarian, ont rappelé l'entraîneur pour une troisième mission après le départ de Vahid Halilhodzic.
  • L'ASSE et Reims ont chacun opéré des changements d'entraîneur et renforcé leurs effectifs, mais devront composer avec des départs coûteux.
  • La saison s'ouvre avec un multiplex exceptionnel dès la première journée, incluant le déplacement de Nantes à Red Star.
  • Aucun club corse ne figurera en Ligue 1 ou 2 cette saison, une première depuis 1965.

Nantes, favori malgré des départs lourds

Le FC Nantes, relégué après 13 ans en Ligue 1, aborde cette saison avec l'ambition affichée de retrouver l'élite dès 2027. Selon Le Figaro, les Canaris ont rappelé Michel Der Zakarian à la tête de l'équipe, un choix qui s'est déjà révélé gagnant par le passé avec deux remontées en Ligue 1 en 2008 et 2013. Cependant, le club devra faire sans plusieurs cadres majeurs : le gardien Anthony Lopes, le milieu offensif Rémy Cabella et le buteur Matthis Abline, parti pour au moins 25 millions d'euros à l'AS Monaco.

Le premier défi des Nantais aura lieu dès ce samedi à 20h45 sur la pelouse du Red Star, un club francilien en pleine ascension après une 4e place la saison dernière et une campagne de barrages prometteuse. « On sait ce qu'il nous attend, mais on a les épaules pour y faire face », a déclaré un cadre du club, cité par Le Figaro.

Saint-Étienne et Reims, des parcours différents mais un même objectif

Côté AS Saint-Étienne, la dynamique est tout aussi ambitieuse. Les Verts, troisièmes de Ligue 2 en 2025-2026 et battus en barrage d'accession par l'OGC Nice (0-0, 1-4), ont opéré un changement d'entraîneur en juin. Philippe Montanier, arrivé en janvier, a été remplacé par l'Écossais Ian Cathro, dont la mission sera de reconstruire une équipe capable de viser la première place. Le club entamera sa saison à Sochaux, promu de National et sauvé de la faillite grâce à la mobilisation de ses supporters.

De son côté, le Stade de Reims, déçu par une 6e place l'an passé, a mené un important chantier cet été. Avec une vingtaine d'arrivées ou retours de prêts, et des recettes de transferts s'élevant à 52 millions d'euros, les Champenois abordent la saison avec confiance. Leur première rencontre à Clermont, ce samedi, sera l'occasion de mesurer leur niveau face à une équipe en reconstruction.

« Cette saison est un moment charnière pour notre histoire. Nous devons être à la hauteur des attentes de nos supporters. »
Un dirigeant du Stade de Reims, selon Le Figaro

Un plateau relevé pour les autres candidats à la montée

Si Nantes, Saint-Étienne et Reims font figure de favoris, d'autres clubs ambitionnent de jouer les trouble-fêtes. Rodez, qui n'a jamais évolué en Ligue 1, a terminé 5e la saison dernière et s'est incliné aux tirs au but face à l'ASSE en barrage. Les Aveyronnais affronteront Laval dès ce samedi, un match qui pourrait donner le ton pour leur campagne. De son côté, Dunkerque, proche de la montée en 2025, mise sur l'expérience de Steven Nzonzi pour se relancer face à Grenoble.

Le FC Metz, relégué en même temps que Nantes, tentera de rebondir après une saison difficile. Le club lorrain, qui recevra Guingamp pour son premier match, devra faire sans son voisin nancéien, également en Ligue 2. Une particularité historique marque cette édition : pour la première fois depuis 1965, aucun club corse ne figurera en Ligue 1 ou 2, Bastia ayant été relégué en Ligue 3.

Un contexte économique et sportif sous tension

La Ligue 2 s'annonce plus concurrentielle que jamais, avec des enjeux financiers et sportifs forts. Montpellier, 8e la saison dernière sous la direction de la famille Nicollin, a renoncé à vendre le club malgré des difficultés financières. « La stabilité est notre priorité, même si les défis sont nombreux », a expliqué un membre de la direction, cité par Le Figaro.

Côté transferts, les dépenses et recettes des clubs reflètent cette ambition. Reims a réalisé un chiffre d'affaires record de 52 millions d'euros grâce aux ventes, tandis que Nantes devra composer avec des pertes importantes, notamment avec le départ de Matthis Abline. « Le mercato a été compliqué, mais nous avons construit une équipe compétitive », a souligné un responsable nantais.

Et maintenant ?

La première journée de Ligue 2, marquée par un multiplex exceptionnel, donnera un premier aperçu des ambitions de chaque club. Pour Nantes, Saint-Étienne et Reims, l'objectif est clair : éviter l'échec de 2025 et réussir leur remontée directe. Les prochaines semaines seront décisives, avec des confrontations directes entre les favoris dès la mi-septembre. Reste à voir si les clubs parviendront à concilier ambition sportive et stabilité financière, dans un championnat où la concurrence s'annonce féroce.

La saison s'annonce donc sous le signe de l'incertitude, malgré les favoris désignés. Une chose est sûre : la Ligue 2 de 2026-2027 ne manquera pas de rebondissements, entre ambitions affichées et réalités économiques.

Ces trois clubs cumulent un total de 24 titres de champion de France et disposent d'une infrastructure et d'une histoire qui les placent naturellement en tête de la hiérarchie. De plus, leur effectif, renforcé cet été, leur permet d'envisager une remontée directe, contrairement à d'autres clubs historiques comme Bordeaux ou Toulouse, encore en reconstruction.

Le départ du buteur Matthis Abline, vendu pour au moins 25 millions d'euros à l'AS Monaco, représente une perte majeure pour l'attaque nantaise. Son remplacement sera un défi pour Michel Der Zakarian, qui devra s'appuyer sur des jeunes talents ou des recrutements ciblés pour pallier son absence.