L’Atlético de Madrid a été éliminé en demi-finale de la Ligue des champions mardi 5 mai 2026 par Arsenal (1-0), au terme d’un match retour tendu à l’Emirates Stadium. Selon RMC Sport, les Espagnols estiment avoir été lésés par l’arbitrage de Daniel Siebert, qui aurait omis de siffler un penalty en faveur d’Antoine Griezmann. Cette polémique alimente désormais les débats autour de la qualité de la prestation de l’arbitre allemand, alors que les Gunners se qualifient pour leur première finale de Ligue des champions depuis 2006.

Ce qu'il faut retenir

  • Arsenal s’impose 1-0 face à l’Atlético de Madrid en demi-finale retour de Ligue des champions, le 5 mai 2026, et se qualifie pour la finale de la compétition.
  • Les Colchoneros dénoncent un penalty non sifflé sur Antoine Griezmann après un contact avec Ricardo Calafiori.
  • Plusieurs observateurs espagnols, dont Iturralde González et Alfonso Pérez Burrull, estiment que l’arbitre Daniel Siebert a commis une erreur.
  • Mikel Arteta, entraîneur d’Arsenal, a salué la performance de l’arbitre, qualifiant sa prestation de « très bonne ».
  • Diego Simeone, entraîneur de l’Atlético, a ironisé sur la polémique en déclarant : « Bravo à eux. Nous allons poursuivre notre travail, sans nous attarder sur un détail aussi évident ».

Un match serré et une polémique arbitrale

Le match retour entre Arsenal et l’Atlético de Madrid a confirmé l’avantage acquis par les Gunners lors du match aller (1-1). Sur une pelouse de l’Emirates Stadium, les Espagnols ont tenté de revenir au score, mais une action litigieuse a cristallisé les tensions. Alors que le score était déjà de 1-0 pour Arsenal, Antoine Griezmann a été taclé par Ricardo Calafiori. Selon plusieurs observateurs, dont le consultant arbitral Iturralde González, ce contact aurait dû être sanctionné d’un penalty. « Il lui marche dessus, c’est penalty. Il touche son pied d’appui et le fait tomber », a-t-il affirmé à As, avant d’ajouter : « C’est là le point crucial : s’il a sifflé la faute au préalable. S’il ne l’a pas fait, c’est une décision de la VAR. »

D’autres voix espagnoles ont rejoint ce diagnostic. Alfonso Pérez Burrull, ancien joueur international, a qualifié la faute sur Griezmann de « indiscutable » sur les ondes de Marca. « Grizou » lui-même n’a pas pu bénéficier de l’avantage de la VAR pour cette action, un fait de jeu que le milieu offensif Giuliano Simeone a regretté lors de son intervention à Movistar. « C’était très rapide. J’ai eu l’impression qu’au moment de tirer, il m’a déséquilibré et je n’ai pas pu bien tirer. L’arbitre n’a même pas pu faire appel à la VAR sur certaines actions, comme avec Griezmann », a-t-il déclaré.

Des réactions contrastées entre les deux camps

Côté espagnol, l’amertume domine après cette élimination, d’autant que le club de Madrid vivait la dernière saison d’Antoine Griezmann sous le maillot des Colchoneros. Le capitaine Koke, interrogé sur la polémique arbitrale, a adopté un ton sec : « Je ne vais pas en parler. Il aura fait de son mieux, comme je l’ai dit lors du match aller. Il sait comment il a arbitré. Rien à ajouter. » Une réponse qui tranche avec les déclarations plus mesurées du staff technique, même si Diego Simeone n’a pas résisté à une pointe d’ironie. « Bravo à eux. Nous allons poursuivre notre travail, sans nous attarder sur un détail aussi évident », a-t-il lancé, sous-entendant que l’arbitrage avait pesé dans l’issue du match.

À l’inverse, Arsenal et son entraîneur Mikel Arteta ont salué le travail de Daniel Siebert. « Très bonne prestation », a-t-il résumé lors de la conférence de presse d’après-match. Une appréciation qui reflète l’écart de satisfaction entre les deux clubs, l’un célébrant sa qualification historique, l’autre s’interrogeant sur ce qui aurait pu changer le cours de la compétition.

Une polémique qui dépasse le cadre de ce match

Cette affaire relance le débat récurrent sur l’influence de l’arbitrage dans les compétitions européennes, alors que la VAR (Video Assistant Referee) est censée limiter les erreurs. Selon Iturralde González, la situation aurait pu être évitée si l’arbitre avait pu bénéficier de l’aide de la VAR en temps réel. « La VAR aurait pu l’alerter et lui permettre de constater la faute », a-t-il souligné. Une critique qui rejoint celles formulées à l’encontre des instances dirigeantes du football européen, souvent pointées du doigt pour leur gestion des décisions arbitrales.

Pour l’Atlético de Madrid, cette polémique s’ajoute à une saison déjà marquée par des critiques envers l’arbitrage, notamment lors du match contre le Real Madrid en championnat. Le club madrilène, habitué à une rivalité intense avec les arbitres, se retrouve une fois de plus au cœur d’une controverse qui pourrait avoir des répercussions sur le plan sportif et médiatique.

Et maintenant ?

Arsenal affrontera le vainqueur de la confrontation entre Bayern Munich et le Real Madrid en finale de Ligue des champions, prévue le 30 mai 2026 à Budapest. Quant à l’Atlético de Madrid, le club devra se reconstruire après cette désillusion, avec la perspective de la saison prochaine et le départ d’Antoine Griezmann, dont le contrat arrive à échéance. La question d’un recours officiel contre l’arbitrage reste en suspens, bien que les instances européennes n’aient jamais donné suite à des réclamations similaires par le passé. Une chose est sûre : cette polémique alimentera les discussions dans les semaines à venir, tant sur le terrain que dans les médias.

Cette élimination rappelle une fois de plus que, dans le football moderne, les performances sur le terrain ne suffisent pas toujours à garantir la justice sportive. Entre les attentes des clubs et les décisions arbitrales, le fossé persiste, et les joueurs, comme les supporters, restent parfois avec le sentiment d’avoir été spoliés.

L'Atlético de Madrid devra se concentrer sur la fin de saison en Liga, où il occupe actuellement la troisième place, et préparer la saison 2026-2027 après le départ probable d'Antoine Griezmann. Le club n'a pas encore annoncé de projet sportif pour la prochaine campagne européenne.