Un homme a été mis en examen pour le meurtre de son ex-compagne, dont le corps a été retrouvé dans la nuit du 21 au 22 février 2024 à Agen, dans le Lot-et-Garonne. Selon BFM - Faits Divers, l’individu, déjà connu des services de police pour plusieurs infractions, conteste les faits et a été placé en détention provisoire après une garde à vue de plusieurs jours.

Ce qu'il faut retenir

  • Victime : Une femme née en 1997, mère d’un enfant, retrouvée sans vie sur la voie publique, près d’une voie ferrée, vers 2 heures du matin.
  • Mise en cause : Son ex-compagnon, séparé depuis plusieurs mois, mis en examen pour « meurtre sur ex-conjoint » et incarcéré.
  • Antécédents judiciaires : L’homme, déjà condamné pour violences, menaces de mort, délits routiers, vol et port d’arme de catégorie D, nie toute implication.
  • Contexte relationnel : Le couple avait connu des « désaccords » concernant leur enfant commun, mais aucun acte de violence n’avait été signalé avant leur séparation.
  • Chiffres alarmants : En 2024, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, contre 96 en 2023, selon la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).

Une disparition suivie de la découverte d’un corps

Dans la nuit de jeudi 21 à vendredi 22 février 2024, une femme de 27 ans a été retrouvée sans vie sur la voie publique à Agen, une ville située dans le sud-ouest de la France. Selon les premiers éléments de l’enquête, son corps gisait près d’une voie ferrée, un secteur peu éclairé et peu fréquenté à cette heure tardive. Les enquêteurs de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) d’Agen ont rapidement orienté leurs recherches vers son ex-compagnon, avec qui elle était séparée depuis plusieurs mois.

Dès le lendemain de la découverte, l’homme a été placé en garde à vue. Les investigations menées sur place et les témoignages recueillis ont conduit les magistrats à retenir des « présomptions graves » de sa participation aux faits. Il a été présenté devant le parquet d’Agen, qui a décidé de le placer en détention provisoire en attendant son jugement.

Un profil judiciaire déjà lourd

D’après les informations communiquées par le procureur de la République d’Agen, Olivier Naboulet, l’ex-compagnon de la victime était déjà bien connu des services de police. Son casier judiciaire comptait plusieurs condamnations pour des faits de violence, de menaces de mort, de délits routiers, de vol et de port d’arme de catégorie D – une catégorie incluant notamment les armes blanches ou incapacitantes. Ces antécédents ont sans doute pesé dans la décision de le maintenir en détention.

Lors de sa garde à vue, l’homme a nié toute implication dans la mort de son ex-compagne. Dans un communiqué, le procureur a indiqué qu’il « évoque des disputes avant la séparation du couple », tout en précisant qu’« aucun acte de violence n’est jamais venu ternir leur relation ». Il a cependant reconnu l’existence de « désaccords » concernant leur enfant en commun, un élément qui pourrait avoir joué un rôle dans les tensions récentes.

« S’il évoque des disputes avant que le couple ne se sépare, il ajoute qu’aucun acte de violence n’est jamais venu ternir leur relation » — Olivier Naboulet, procureur de la République d’Agen

Un féminicide parmi d’autres

Le drame d’Agen s’inscrit dans un contexte national marqué par une hausse alarmante des féminicides. Selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023. Ce chiffre illustre l’ampleur d’un phénomène qui, malgré les dispositifs de protection mis en place, continue de progresser.

L’enquête devra notamment déterminer si ce meurtre s’inscrit dans la continuité de violences conjugales passées ou s’il relève d’un acte isolé lié à la séparation. Les enquêteurs devront également vérifier si d’éventuels signaux d’alerte – comme des menaces ou des comportements violents – avaient été signalés avant le drame. Ces éléments pourraient influencer la qualification juridique des faits et, le cas échéant, la durée de la peine encourue par l’accusé.

Et maintenant ?

L’instruction du dossier devrait se poursuivre dans les prochains mois. Si les charges retenues contre l’accusé se confirment, son procès pourrait se tenir d’ici la fin de l’année 2026. Par ailleurs, cette affaire pourrait relancer le débat sur l’efficacité des mesures de protection des victimes de violences conjugales, notamment dans les cas de séparation conflictuelle. Les associations féministes pourraient également s’emparer de ce cas pour réclamer un durcissement des sanctions contre les auteurs de violences conjugales.

Le parquet d’Agen n’a pas encore annoncé de date pour la suite de la procédure. En attendant, la famille de la victime, ainsi que son enfant, restent sous le choc de cette disparition brutale. Le drame rappelle une fois encore l’urgence d’agir face à la recrudescence des féminicides en France.

L’instruction du dossier est en cours. Si les charges contre l’accusé se confirment, un procès pourrait être organisé d’ici la fin de l’année 2026. La durée exacte dépendra des investigations complémentaires et de la complexité du dossier.