« 2026 sera l'année de l'ingérence étrangère en France », a déclaré Laure Beccuau, procureur de Paris, lors de la rentrée solennelle du tribunal judiciaire. Cette affirmation est soutenue par Olivier Christen, procureur national antiterroriste, qui évoque le retour du terrorisme d'État : « Il s'agit de l'autre pan, plus violent, de l'ingérence étrangère ».
Ces deux notions, bien que distinctes, sont souvent liées dans le contexte de la sécurité nationale. La dernière circulaire, en date du 21 janvier 2026, rappelle les frontières et les compétences entre les deux. Elle est sous-tendue par deux lois : celle du 25 juillet 2024, qui crée une infraction propre pour pallier la faiblesse des infractions constatées jusque-là, et celle du 23 mars 2019.
Les proxies missionnés pour fracturer la France
Depuis fin 2023, plusieurs affaires de terrorisme d'État ou d'ingérence impliquent les services algérien, russe ou iranien utilisant des délinquants ou des collaborateurs rémunérés. Quatre hommes nés en Moldavie seront jugés pour avoir réalisé des tags représentant des cercueils, évoquant le conflit ukrainien.
Ces actions sont souvent menées par des individus qui ne sont pas nécessairement des agents directs des services étrangers, mais qui peuvent être influencés ou rémunérés pour mener à bien des missions spécifiques. C'est le cas des proxies, qui peuvent être utilisés pour des opérations de désinformation, de sabotage ou de terrorisme.
Les lois et les compétences
La loi du 25 juillet 2024 a créé une infraction propre pour lutter contre les actes de terrorisme et d'ingérence étrangère. Cette loi vise à renforcer les outils juridiques pour lutter contre ces phénomènes. La loi du 23 mars 2019, quant à elle, a établi des règles pour la surveillance et la lutte contre la terrorisme.
Ces lois sont complétées par des circulaires et des directives qui précisent les compétences et les procédures pour les professionnels de la justice. La dernière circulaire, en date du 21 janvier 2026, rappelle les frontières et les compétences entre les deux notions d'ingérence étrangère et de terrorisme d'État.
Les défis pour la France
La France est confrontée à des défis importants pour lutter contre l'ingérence étrangère et le terrorisme d'État. Les services de renseignement et les forces de l'ordre doivent être en mesure de détecter et de prévenir les actions des proxies et des agents étrangers.
Il est également important de renforcer la coopération internationale pour lutter contre ces phénomènes. La France doit travailler avec ses partenaires pour partager des informations et des bonnes pratiques pour lutter contre l'ingérence étrangère et le terrorisme d'État.
Enfin, il est essentiel de sensibiliser la population aux risques de l'ingérence étrangère et du terrorisme d'État. Les citoyens doivent être conscients des menaces qui pèsent sur la sécurité nationale et prendre des mesures pour se protéger.
Les prochaines étapes
Les prochaines étapes pour la France seront de renforcer ses outils juridiques et ses compétences pour lutter contre l'ingérence étrangère et le terrorisme d'État. Il faudra également améliorer la coopération internationale et sensibiliser la population aux risques qui pèsent sur la sécurité nationale.
La France devra également continuer à investir dans la formation et l'équipement de ses services de renseignement et de ses forces de l'ordre pour leur permettre de détecter et de prévenir les actions des proxies et des agents étrangers.
En conclusion, l'ingérence étrangère en France est un phénomène grandissant qui nécessite une réponse ferme et coordonnée. La France doit renforcer ses outils juridiques, améliorer la coopération internationale et sensibiliser la population aux risques qui pèsent sur la sécurité nationale.
L'ingérence étrangère se réfère à des actions menées par des agents ou des services étrangers pour influencer ou perturber la politique, l'économie ou la sécurité d'un pays.
Les risques de l'ingérence étrangère pour la France incluent la perturbation de la politique et de l'économie, la menace pour la sécurité nationale et la perte de souveraineté.
