Depuis plusieurs années, la Grèce détient le triste record de pays le plus endetté de la zone euro, mais selon BFM Business, cela pourrait changer d'ici la fin de l'année. La dette publique de la Grèce a diminué de plus de 60 points de pourcentage après avoir atteint un pic de 209,4% en 2020. D'après des données récentes, la Grèce devrait voir sa dette reculer à environ 137% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 145,9% en 2025.

Cependant, l'Italie prévoit que sa dette atteindra un pic de 138,6% en 2026, soit une hausse de 1,5 point de pourcentage par rapport aux 137,1% du produit intérieur brut (PIB) enregistrés en 2025, selon le plan budgétaire pluriannuel du Trésor publié cette semaine. Deux hauts responsables ont déclaré à Reuters que la Grèce ne sera plus le pays le plus endetté de la zone euro à partir de cette année.

Ce qu'il faut retenir

  • La dette publique de la Grèce devrait reculer à environ 137% du PIB cette année.
  • L'Italie prévoit que sa dette atteindra un pic de 138,6% en 2026.
  • La Grèce a diminué sa dette de plus de 60 points de pourcentage après avoir atteint un pic de 209,4% en 2020.

Contexte économique

L'économie grecque a progressé de manière régulière de plus de 2% au cours des trois dernières années, dépassant la moyenne de l’UE, portée par les investissements, la demande intérieure et le tourisme. En revanche, l'Italie, la troisième plus grosse économie de la zone euro, a retrouvé sa place habituelle parmi les pays les moins performants de la zone, avec trois années consécutives de croissance inférieure à 1% entre 2023 et 2025.

La présidente du Conseil Giorgia Meloni affirme que la dette italienne aurait commencé à baisser plus tôt et plus rapidement sans l'impact négatif des mesures d'incitation publiques à la construction, mises en place sous ses prédécesseurs, Giuseppe Conte et Mario Draghi.

Prévisions et perspectives

Le taux d'endettement de l'Italie devrait rester globalement stable à 138,5% en 2027, avant de reculer à 137,9% en 2028 puis à 136,3% l'année suivante, selon le plan budgétaire. La Grèce, qui se remet d'une crise financière longue de dix ans et de trois plans de sauvetage totalisant environ 280 milliards d'euros, prévoit de rembourser par anticipation des prêts liés à son premier plan d'aide, à hauteur d'environ sept milliards d'euros, plus tard dans l'année.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour observer l'évolution de la situation économique en Italie et en Grèce. Les décisions prises par les gouvernements de ces pays, ainsi que les réactions des marchés financiers, seront déterminantes pour l'avenir de la zone euro.

En conclusion, la situation économique de l'Italie et de la Grèce reste fragile, avec des défis importants à relever pour réduire leurs dettes publiques et assurer une croissance durable. Il est essentiel de suivre de près les développements dans ces pays pour comprendre les implications pour l'ensemble de la zone euro.