Selon RMC Sport, l’Olympique Lyonnais a subi une nouvelle désillusion en Europe ce mardi 5 août 2026 sur la pelouse du Sparta Prague (2-1), lors du match aller du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions. Avec ce revers, les Gones se retrouvent dos au mur avant le match retour prévu le mardi 11 août à 21h au Groupama Stadium, où ils devront impérativement l’emporter pour poursuivre leur route dans la compétition.

Cette rencontre s’annonce comme un véritable casse-tête pour Paulo Fonseca et ses hommes. Car depuis l’an 2000, l’OL n’a jamais réussi à se qualifier après avoir perdu son match aller en Coupe d’Europe, quelle que soit la compétition. Sept fois déjà, les Lyonnais ont subi cette malédiction, et sept fois, la double confrontation s’est soldée par une élimination.

Ce qu'il faut retenir

  • L'OL a perdu 2-1 à Prague lors du match aller du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions, selon RMC Sport.
  • Les Lyonnais doivent impérativement l'emporter au retour le 11 août pour continuer leur aventure européenne.
  • Depuis 2000, l'OL n'a jamais renversé un match aller perdu en Coupe d'Europe : sept éliminations en autant d'occasions.
  • Quatre de ces sept défaites à l'aller avaient pourtant eu lieu à domicile, comme ce sera le cas mardi prochain.

Une série noire qui pèse sur les épaules des Lyonnais

La statistique est implacable. Depuis le début du XXIe siècle, chaque fois que l’OL a concédé un match aller en compétition européenne, le club rhodanien a systématiquement échoué à se qualifier, même en disposant d’un match retour à domicile. Quatre de ces sept éliminations ont ainsi été scellées après un match nul obtenu au Groupama Stadium.

Le précédent le plus marquant remonte à la saison 2009-2010, lors de laquelle Lyon avait atteint les demi-finales de la Ligue des champions. Battus 1-0 en Allemagne par le Bayern Munich à l’aller, les Lyonnais avaient été humiliés 3-0 au retour à Lyon. Un scénario similaire s’est produit en 2003-2004 en quarts de finale contre Porto : une défaite 2-0 à l’extérieur, suivie d’un match nul 2-2 à domicile. La dernière fois que cela s’est produit, c’était en 2016-2017 en Ligue Europa face à l’Ajax, où une victoire 3-1 à Lyon n’avait pas suffi à compenser une défaite 4-1 à Amsterdam.

Les trois autres éliminations sont venues après des défaites à domicile. En 2014-2015, l’OL avait été éliminé en barrage de Ligue Europa par l’Astra Giurgiu après une défaite 2-1 à Lyon puis une victoire 1-0 en Roumanie. Deux saisons plus tard, le club avait subi deux revers en barrage de Ligue des champions face à la Real Sociedad (2-0 à chaque fois). Puis, engagé en Ligue Europa, il avait été sorti en quart de finale par la Juventus après deux défaites (1-0 et 2-1).

Un match retour sous haute tension au Groupama Stadium

Pour briser cette malédiction, Paulo Fonseca et ses joueurs devront donc réaliser un exploit mardi soir. Les Lyonnais avaient pourtant ouvert le score à Prague grâce à un but contre son camp des Tchèques juste avant la mi-temps. Mais le Sparta Prague a égalisé peu après l’heure de jeu, avant de prendre l’avantage quelques minutes plus tard. Un penalty raté par Corentin Tolisso a ensuite achevé les espoirs lyonnais à l’aller.

Les critiques se sont immédiatement abattues sur l’entraîneur portugais, notamment concernant ses choix tactiques et la composition de son équipe. Paulo Fonseca a défendu ses décisions, tandis que Clinton Mata a tenté d’apporter un peu d’optimisme : « Heureusement qu’on a une seconde chance à la maison pour pouvoir montrer un autre visage », a-t-il déclaré. Les supporters lyonnais, eux, attendent des réponses, d’autant que le club mise énormément sur cette qualification pour relancer une saison économique et sportive sous tension.

L’enjeu dépasse la simple qualification : un tournant pour l’OL

Cette élimination signifierait une nouvelle frustration pour l’OL, qui tente depuis plusieurs saisons de retrouver le chemin de la Ligue des champions. Après avoir échoué en barrages ces dernières années, le club a besoin de cette compétition pour redorer son blason et attirer des investisseurs. Une qualification en phase de groupes représenterait un apport financier et médiatique considérable.

Côté praguois, la dynamique est totalement inverse. Le Sparta Prague, qui évolue en première division tchèque, cherche à créer la surprise et à s’offrir un parcours européen ambitieux. Une qualification face à un club comme Lyon serait historique pour le football tchèque. Pour les Lyonnais, la pression est donc maximale, d’autant que le club n’a plus le droit à l’erreur.

Et maintenant ?

Si l’OL ne parvient pas à s’imposer mardi 11 août, l’aventure européenne s’arrêtera là pour cette saison. Le club se retrouverait alors contraint de se replier sur la Ligue Europa, où il pourrait encore viser une qualification pour les phases de groupes. Une nouvelle élimination prématurée aggraverait les critiques envers Paulo Fonseca et pourrait relancer les interrogations sur l’avenir du club en Europe. À l’inverse, une victoire permettrait aux Lyonnais de tourner la page d’une série noire et de se projeter vers une campagne européenne plus ambitieuse.

Quoi qu’il arrive, cette double confrontation restera dans les mémoires comme un tournant pour l’OL, qui devra rapidement analyser ses erreurs si elle veut éviter de reproduire les mêmes schémas à l’avenir. Pour les supporters, l’attente est insoutenable : après des années de désillusions, il est temps pour les Gones de montrer qu’ils peuvent encore croire en leur destin européen.

Selon les données compilées par RMC Sport, cette malédiction s’explique par un manque de réaction dans les matchs retours, même à domicile. Sur les sept éliminations enregistrées, quatre ont eu lieu après un match nul obtenu au Groupama Stadium, prouvant que l’OL peine à renverser une situation défavorable en Coupe d’Europe.

Une nouvelle élimination en troisième tour préliminaire forcerait l’OL à se rabattre sur la Ligue Europa. Le club devrait alors viser une qualification pour les phases de groupes de cette compétition, tout en faisant face à une pression accrue des supporters et des dirigeants pour des résultats immédiats.